Ludovica, Histoires de Québec

Création : Musée de l'Amérique française (Québec), février 1998, reprise avril 1999 et au Musée d'Aquitaine (Bordeaux)

les textes de Ludovica ne sont pas publiés / The texts of Ludovica are not published

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« Cette exposition novatrice est une réussite de muséographie... Autant que les visiteurs simplement curieux bien des conservateurs verraient à profil Ludovica. Ils pourraient s'en inspirer.
LE MONDE, Paris, 28 mai 2001 »
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    "Champlain rêve d'ériger Québec comme une grande ville d'Europe. Il rêve d'un ensemble fortifié couvert de clochers d'églises et cette ville serait le passage obligatoire vers la mer de Chine. En l'honneur de son souverain Louis XIII, il souhaite nommer cette ville "Ludovica"!"

Synopsis

    Le Musée de l'Amérique française convie le grand public à visiter la merveilleuse exposition Ludovica : histoires de Québec. Amérindienne, fille du Roy, soldat, Irlandaise, religieux, bourgeois, fonctionnaire... tous ces personnages ont participé à la grande et à la petite histoire de la ville de Québec.

    L'exposition nous raconte leurs bonheurs, leurs tragédies issus du quotidien ou des grandes épopées qui, au fil des ans, ont tissé l'histoire de la ville de Québec. Une exposition qui a séduit les journalistes et conquis tous ceux qui l'ont visitée!

    Une oeuvre poétique
    Ludovica : histoires de Québec est plus qu'une exposition, c'est une oeuvre poétique en raison des textes et du scénario signés Michel Marc Bouchard. Ce dramaturge, bien connu dans le milieu théâtral, s'est en quelque sorte approprié l'histoire de la ville et l'a interprétée. En se basant sur des faits historiques, il a écrit dix-neuf dramatiques qui laissent entrevoir une réalité politique, sociale et culturelle qui dépasse les clichés habituellement véhiculés. Ludovica : histoires de Québec se visite à l'aide de casques d'écoute à infrarouges, ce qui permet de ressentir toute l'émotion que chaque personnage nous révèle : agonie, exaltation, fierté, angoisse, impuissance, découragement, étonnement.

    Le vêtement : l'âme du personnage
    L'exposition revêt un caractère poétique également en raison du médium visuel choisi par l'auteur : le vêtement. Il s'agit non pas de vêtements de collection mais plutôt de vêtements-sculptures créés spécifiquement pour l'exposition. Chacune des oeuvres est une interprétation artistique considérée comme étant l'enveloppe du personnage. Trois artistes, Lalie Douglas, Carole Baillargeon et Daniel Castonguay, se sont partagé la création des dix-neuf vêtements-sculptures. Pour ces artistes, les âmes de Ludovica sont vêtues de leurs vêtements les plus précieux, ceux qui ont été copiés directement de l'histoire et ceux que l'histoire nous a inspirés.


    Des voix de Québec pour des personnages de Québec
    Les trames sonores de l'exposition ont été réalisées par la Chaîne culturelle FM de Radio-Canada à Québec et plusieurs comédiens de Québec ont prêté leur voix aux personnages. Josée Deschênes personnifie une fille du Roy avide de liberté et une contremaîtresse de la Dominion Corset. Robert Lepage devient le Chevalier d'Éon, célèbre travesti et secrétaire de l'ambassade de France à Londres. Marie Gignac joue une novice qui doute à la veille de prendre le voile. Jacques-Henri Gagnon incarne un notable paniqué à l'idée de voir Québec conquis par le général Phips. Paul Hébert devient un journaliste témoin de l'effondrement du pont de Québec. Marie-Thérèse Fortin interprète une fonctionnaire réjouie de la création du syndicat.

    Des objets symboliques et évocateurs
    Dans la première partie de l'exposition, le visiteur est plongé d'emblée dans une atmosphère de recueillement nécessaire à l'écoute du premier récit intitulé : Les écarlatines de la mort. Tout autour du vêtement-sculpture, on évoque le contact entre Amérindiens et Européens. D'abord, deux lignes circulaires : l'une dans laquelle nagent des poissons représente le fleuve, l'autre constituée d'arbres miniatures rappelle qu'à l'origine Québec était une forêt. Ensuite, un ensemble d'artefacts archéologiques composé de chaussures symbolise la prise de possession du territoire. Ce choc des cultures, Michel Marc Bouchard l'a traduit en ces termes : pour un Amérindien, la terre est à tous, un arbre est un allié, le ciel est rempli d'esprits. Pour un Blanc, la terre appartient à quelqu'un, un arbre est un ennemi et le ciel n'a qu'un Dieu.
Équipe de création

    Direction artistique et auteur: Michel Marc Bouchard
    Chargé de projet: Lise Bertrand
    Conservateur:Andréa Hauenschild
    Scénographie: Daniel Castonguay
    Sculpeurs: Lalie Douglas, Carole Baillargeon et Daniel Castonguay



    Le coquet petit collet de rat, Oeuvre de Lalie Douglas,1998

    A la moitié du XIX siècle, la pauvreté et la misère deviennet telles à Québec, qu'un rat pouvait devenir un objet de convoitise.

    "De mémoire de jeune fille, jamais on aura vu des rats si gros et si velus... Je me vois déjà, le premier janvier, paradant dans mon vieux manteau de drap rafraîchi de mon nouveau collet.."

    À l'étage, le visiteur est interpellé par une sorte de ronde de personnages mythiques illustrés par les vêtements-sculptures dont certains sont assez audacieux. À l'arrière de la salle, une série de documents d'archives sert d'ancrage historique aux récits diffusés. Finalement, au centre de la salle, douze installations de Daniel Castonguay évoquent l'eau, l'air, la terre et le feu de Québec. Ces installations entourent l'épilogue de l'exposition : une curieuse petite valise symbolisant notre mémoire et notre avenir.

    Ludovica : histoires de Québec est un hommage au rêve de Champlain qui souhaitait donner à la ville la splendeur d'une grande cité européenne et la nommer Ludovica en l'honneur de Louis XIII. En parcourant cette exposition, on découvre que Québec est une ville exceptionnelle au destin exceptionnel.

    Croquis du bandeau de la méprise par Lalie Douglas

    Ludovica : histoires de Québec a été réalisée avec la collaboration de la Chaîne culturelle FM de Radio-Canada à Québec et de l'Aquarium du Québec et grâce à la participation financière de la Ville de Québec, du ministère de la Culture et des Communications du Québec et de la Commission de la capitale nationale du Québec.

La critique au Québec et en France
    "Alors qu'on croyait en avoir fini avec l'histoire de Québec, voilà que celles de Bouchard nous rattrapent dans le détour, en nous signifiant notre ignorance en la matière, à quelques égards du moins, et en nous marquant au fer rouge de leur pertinence.... Cette exposition se dégustent lentement pour en apprécier toute la saveur et surtout toute la fraîcheur!" Marie Lachance, LE DEVOIR, février 1998

    "A travers dix-sept tableaux narratifs, trois artistes - Daniel Castonguay, Lalie Douglas et Carole Baillargeon, ont transgressé le passé en matérialisant un moment, un sentiment, une sensation, une émotion d'outre-tombe... Ce que Bouchard a voulu nous montrer par Ludovica, c'est combien il est fascinant de jeter un regard neuf sur l'histoire d'une ville. Par sa prose il a fait revivre des scènes du passé de la petite histoire de Québec... de ces voix, des artistes ont tirés des images." Nathalie Lacoste, ETC MONTRÉAL, Magazine d'art actuel,no.44, 1998

    Revue de OCIM de France. Une journée plénière fut consacrée à l'expositon Ludovica, Histoires de Québec! lors de la rencontre annuelle des muséologues de France.

    "Une approche qui fait honneur a un musée qui, à 193 ans, se targue d'être le plus vieux d'Amérique du nord." Mathieu Perreault, LA PRESSE, juin 1999

    "Troublante Québec. Jamais l'histoire de Québec n'aura tant vécu que par Ludovica. Au nombre de 18, les personnages de Ludovica n'ont pas de visage. Leur costume et leur voix suffisent pour les animer. Narrés par des comédiens de renoms dont Paul Hébert, Robert Lepage, Josée deschênes, Céline Bonnier, Marie-Thérèse Fortin... entre autres, les brillantes saynètes de Bouchard, accompagnent chaque artefact... Une exposition commme vous en avez jamais expérimentée.", Kathlee Lavoie, LE SOLEIL, février 1998

    "Toute l'astomosphère étrangement poétique de cette expotion vient d'un perpétuel échange entre le réel et la fiction. Au fur et à mesure du parcours se jouent des rapprochements, des neutralisations et des courts-circuitages. Ce trajet agit comme un révélateur. Parc ce qu'il montre et par ce qu'il évoque..." D.A. GIVAUDE MAGAZINE, avril 2001



Extrait d'une visite de Ludovica, Histoires de Québec ...
Michel Marc commente le processus de création de ...
Ludovica. 

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