La Divine illusion (le film)

Création : 2018-03-28

en développement
scénario Michel Marc Bouchard d'après sa pièce
Réalisation Alexis Durand-Brault et Sophie Lorain
Production de Denise Robert (Ciné Imaginaire)

Ville de Québec. Décembre 1905. La fumée des cheminées d’usines et des fabriques assombrit le ciel de la ville. Les temps sont gris. Seul l’écho du tapage des étudiants séminaristes dans la cour du grand séminaire apporte une note de vie insouciante.


Le frère Casgrain voit au bon fonctionnement des préparations au sacerdoce. Cet élégant ecclésiastique est secrètement épris de l’un de ses protégés du nom de Michaud. Sa relation avec ce jeune homme constitue son seul et véritable bonheur. Il le conseille, l’observe, le rassure, le réconforte, le sermonne.

Le jeune Michaud, issu d’une famille aisée de politiciens, passionné par le théâtre beaucoup plus que par «les vocations», voit sa passion s’enflammer à l’annonce de la venue à Québec de son idole, l’icône du théâtre français, la divine Sarah Bernhardt.



Personnage d’une flamboyance unique, reine de l’attitude et du geste comme le disait Edmond Rostand, à la voix d’or disait Victor Hugo, Sarah Bernhardt marque le monde de l’art dramatique par ses interprétations atypiques de rôles masculins ainsi que par ses tournées tumultueuses. Fait rare à l’époque, cette femme est aussi réputée pour ses prises de position politiques et son opposition à l’autorité cléricale. Après quelques passages à Montréal, elle vient pour la première fois jouer quelques soirs au Théâtre de l’Auditorium à Québec.

Les séminaristes n’ayant pas de droit de sortie, Michaud se résout mal à ne pas assister à l’une des représentations de son idole. Au loin, l’arrivée du train, les rumeurs de fanfares et les cris enthousiastes de bienvenue provenant de la gare ne font qu’exacerber sa frustration et sa tristesse. Casgrain a conscience de la profondeur de la déception de son protégé.