Des Yeux de verre/Something In Their Eyes

Création : Printemps 2007, Théâtre d’Aujourd’hui dans une mise en scène de Marie-Thérèse Fortin

Occhi di vitro, en italien de Francesca Moccagatta.
Something in their eyes, en anglais par Linda Gaboriau.

  • Publiée en français chez Leméac Éditeur (2007)
  • Aux Éditions Théâtrales (Paris), à compter de janvier 2009.
  • other translations conctact Cead
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    « L'auteur et la metteure en scène ont adopté un point de vue personnel, le seul qui puisse engendrer une oeuvre d'art, le seul qui mérite d'être entendu.
    Christian Saint-Pierre,VOIR,
    19 avril 2007 »
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    Synopsis

      À la veille d’une conférence de presse où l’on doit annoncer le projet d'une importante rétrospective de son oeuvre, un célèbre fabricant de poupées reçoit la visite d’une très belle femme du nom de Pélopia. Sous prétexte de commander une poupée à sa ressemblance, elle renoue avec un passé trouble. Dans ce thriller psychologique où la chair des enfants est synthétique et leur regard froid comme du verre, la jeune femme emporte dans son tourment tout l’entourage du maître des poupées.



      © Yves Renaud
      Bénédicte Decary (Estelle)
      et Guy Thauvette (Daniel).
      Des Yeux de verre. Théâtre d'Aujourd'hui, 2007.


      On the eve of a press conference where we have to announce a retrospective of his work, a famous manufacturer of dolls receives the visit of a very beautiful woman of the name of Pélopia. Under pretext to order a doll at her resemblance, she takes up with shady past. In this psychological thriller where the flesh of the children is synthetic and their glance cold as of the glass, the young lady takes in her agony everything surrounded her.




      © Yves Renaud
      Guy Thauvette (Daniel).
      Des Yeux de verre.
      Théâtre d'Aujourd'hui, 2007.


    Personnages/Characters
      Maître Daniel
      Célèbre fabricant de poupées, époux de Judith, père de Estelle et Brigitte. /Husband of Judith, father of Estelle and Brigitte. Famous manufacturer of dolls.

      Judith
      Chargée des affaires de son mari. Mère de Estelle et Brigitte./In charge of the business of her husband. Mother of Estelle and Brigitte.

      Brigitte
      Fille ainée du couple. Elle assiste son père dans ses travaux./Oldest daughter of the couple. She assists her father in his works.

      Estelle
      Fille cadette du couple. Elle revient à la maison après 15 ans d'absence sous l'idendité de Madame Pélopia. /Younger daugther of the couple. She returns home after 15 years of absence under madam Pélopia's idendity.

    Prix/awards
      Prix Banque Laurentienne remis à l'auteur pour le meilleur texte de la saison 2006-2007 au Théâtre d'Aujourd'hui.
    Mot de l’auteur
      «L'artiste ne devrait pas être le juge de ses personnages, de ce qu'ils disent, mais seulement le témoin impartial. » Anton Tchekhov

      En 1985, au Théâtre d'aujourd'hui on créait ma pièce La poupée de Pélopia. Cette œuvre précédait Les muses orphelines et L'histoire de l'oie, deux autres pièces mettant en scène les blessures de l'enfance.

      À l'époque, je n'étais pas parvenu à aimer les personnages de cet univers troublé autant qu'un auteur se doit de le faire en les abordant avec tous leurs paradoxes et leurs vérités, leur obscurité et leur lumière. J'avais tenté de pardonner à un père qui avait meurtri l'âme de son enfant; de pardonner à une mère qui, par son silence, était devenue complice du crime de son mari. Finalement, j'étais juste parvenu à les juger en condamnant l'œuvre au manichéisme. Et les plaintes incessantes de la victime n'avaient réussi qu'à provoquer mon irritation.

      Après avoir maintes fois refusé que cette pièce mal-aimée soit à nouveau produite, l'obsession de l'œuvre inachevée m'a assailli et j'ai décidé de me réconcilier avec la promesse non-tenue, d'explorer cet ultime tabou qu'est l'inceste et d'en observer les protagonistes dans une situation où le crime originel n'a pas été soumis aux sanctions sociales.

      Des yeux de verre n'est pas une réécriture de La poupée de Pélopia. De cette première œuvre, il ne reste que l'anecdote. Vingt ans plus tard, éclairé par la pensée du grand Tchékov qui pourfend toute moralité, j'ai voulu, tout comme lui, montrer ce que je ne comprends pas.

      Aujourd'hui, je vous livre les protagonistes de ce drame avec qui je me suis réconcilié. Ils reviennent après plus de vingt ans sur cette même scène du Théâtre d'Aujourd'hui, là où ils ont vu le jour.

      Et ces retrouvailles sont doubles car je renoue avec Marie-Thérèse Fortin, celle avec qui j'ai fait mes premiers pas théâtraux au Cegep de Matane, il y a de cela... Marie-Thérèse qui a su rassembler une équipe talentueuse autour d'elle. Acteur et actrices, concepteurs qui ont fait corps avec cette pièce avec franchise et courage.

      Michel Marc Bouchard



      © Yves Renaud
      Sophie Cadieux (Brigitte)
      et Guy Thauvette (Daniel).
      Des Yeux de verre.
      Théâtre d'Aujourd'hui, 2007.

      Extrait: "Les journalistes vont faire un maudit saut en me voyant. Le buffet va leur rester pris dans le gosier. « Chers journalistes… » Moi aussi, j’suis capable de parler à du monde qui sont pas là. « Chers journalistes, comme toutes les ptites filles, je veux me marier avec mon père. » Photos! Chers journalistes : « Je le veux! Pour le meilleur pis pour le pire pis disons que le pire est faite. Ça va être la première fois qu'une mariée va rentrer à l'église, pas au bras de son père, mais au bras de son futur mari, qui est son père!"
      Brigitte, troisième acte.



      ©Richard Lacroix, scénographe
      Des Yeux de verre.
      Théâtre d'Aujourd'hui, 2007.
    Équipe de la création

      mise en scène : Marie-Thérèse Fortin
      production : Théâtre d’Aujourd’hui

      Guy Thauvette (Daniel), Sylvie Léonard (Judith), Sophie Cadieux (Brigitte) et Bénédicte Décary (Estelle/Madame Pélopia)

      Stéphanie Capistran Lalonde (assistante à la mise en scène), Richard Lacroix (scénographie), Mérédith Caron (costumes), Nancy Tobin (environnement sonore) et Éric Champoux (éclairage).


    La critique



      "Dans un univers brimé par les apparences se cache un énorme drame… qu’on veut bien sûr taire, encore, et pour toujours… Alors qu’on chérit les poupées de l’artiste aux mains d’or, celles qu’on adopte en signant un contrat, ces poupées lisses comme la peau d’un enfant qu’il ne faut pas briser, qu’il faut protéger, qu’il faut aimer, ces poupées qui au fond n’ont qu’un seul visage moulé par des mains ayant elles-mêmes brisé la première d’une longue série, celle accouchée du visage et du corps parfaits d’Estelle. Elles ont ses yeux éteints, des yeux de verre qu’on importe de chez les plus grands spécialistes. Elles ont sa vie aussi, qu’on lui a extraite lorsqu’elle n’était qu’une petite fille… Elle vient aujourd’hui la reprendre, mais c’est peine perdue…Chapeau à Michel Marc Bouchard pour l’achèvement de son oeuvre, chapeau à Marie-Thérèse Fortin pour le judicieux choix des comédiens et pour l’ambiance irréprochable qui règne durant l’heure 35 de la pièce Des yeux de verre." Mélanie Malo, Canoë, 13 avril 2007

      Critique complète et photos de production, cliquer ici

      "Bien plus encore que d'inceste, c'est des ravages du manque d'amour qu'il est question dans la plus récente pièce de Michel Marc Bouchard. À l'origine du désastre familial que dépeint Des yeux de verre, il y a de graves carences affectives, un mal qui court tragiquement d'une génération à l'autre. Certains diront que le spectacle mis en scène par Marie-Thérèse Fortin adopte un point de vue biaisé sur la "problématique" de l'inceste. Et ils auront entièrement raison! Nous ne sommes pas en présence d'un théâtre documentaire censé explorer les tenants et les aboutissants du phénomène. L'auteur et la metteure en scène ont adopté un point de vue personnel, le seul qui puisse engendrer une oeuvre d'art, le seul qui mérite d'être entendu entre les murs du Théâtre d'Aujourd'hui." Christian Saint-Pierre, Voir, 19 avril 2007

      "La pièce Des yeux de verre crée un malaise et ce n'est pas le sujet de l'inceste qui fait mal, mais ce que les blessures de l'enfance font ressurgir à l'âge adulte. Un haut voltige qui déstabilise. Faut dire que l'auteur a le don de créer des moments de haute sensibilité, des zones d'inconfort qui bousculent et viennent donner au théâtre sa plus grande légitimité. Conjuguées à l'inventivité et l'émotivité de Marie-Thérèse Fortin à la mise en scène, ces trois ou quatre scènes «cultes» deviennent du pur ravissement…. Ici, Bouchard ramène sans cesse son public au coeur de la douleur, enfonçant son couteau dans la blessure jusqu'à la fin, déstabilisante et trop intense, inégale si on compare aux actions qui la précèdent. Même si certaines réactions des personnages peuvent sembler démesurées, il y a là le portrait fascinant et sans ambages d'une humanité désaxée." Claudia Larochelle, Le Journal de Montréal, 19 avril 2007

      Carnet de notes


      "Merveilleuse Marie-Thérère Fortin que je connais depuis l'adolescence et avec qui je me suis retrouvé au théâtre à toutes les étapes de notre vie. Comme comédienne dans Angélus et Dans les bras de Morphée Tanguay au Cegep de Matane. Et à Québec, dans Les Muses orphelines au Trident et dans Soirée Bénéfice pour ceux qui ne seront pas là en l'an 2000 au Théâtre Blanc de Québec ainsi que dans Ludovica, Histoire de Québec . Et voici que nous nous retrouvons au Théâtre d'Aujourd'hui dans Des Yeux de verre! Merveilleuse! Ma soeur de théâtre!"
      Michel Marc


      © Loretta Lux

      Le travail de Loretta Lux a été une véritable source d'inspiration pour la réécriture de cette pièce.

      Née en 1969 à Dresde, Allemagne, en 1989, Loretta Lux quitte Dresde pour Munich, quelques mois avant la chute du mur de Berlin. Elle y a étudié la peinture et s’est tournée tardivement vers la photographie. Loretta Lux fait du portrait d’enfant un genre à part en conférant à ses modèles une dimension étrange. Ces personnages innocents semblent habités par une longue expérience ou un secret difficile à cacher. Ils sont placés dans une atmosphère qui mêle l’onirique et le kitsch. Loretta Lux se situe à la marge. Le monde dans lequel elle a vécu (son paysage mental), sa connaissance des maîtres anciens, mais aussi de l’esthétique du réalisme socialiste qu’elle a fréquenté, contribue vraisemblablement à l’émergence de formes proches d’une sorte d’enchantement désenchanté. Loretta Lux est représentée par la galerie Yossi Milo de New York.


  • DES YEUX DE VERRE, LA TROUP'MENT, région de Grenoble (France), mars 2010.

    Des Yeux de Verre dans une mise en scène de Sébastien Geracià avec Honorine Lefetz, Julie Banse, Mellie Couturier et Nicolas Kolt.
    A compter du 12 MARS 2010. La Vence Scène - Saint Egrève
    Réservations conseillées au 04 38 12 85 19

    "Dans la lignée des Muses Orphelines, c'est la seconde fois que nous montons un texte de Michel Marc Bouchard, une pièce bouleversante rythmée par un jeu renversant et une scénographie remarquable teintée d'un humour sombre et libérateur."


  • DES YEUX DE VERRE, mise en scène de Sophie Delcourte avec Chloé Anthoine, Camille Dawlat, Mathilde Hanique et Valéry Stasser, par le collectif Varlopp’ et la compagnie Nomann’, Au centre d’expression artistique LRsix, Bruxelles février 2011

    Youlee Al Noon (Des Yeux de verre) sera créée en coréen à Séoul au Théâtre Sanwoollim à compter du 23 février 2011.




    Après le succès coréen de LES MUSES ORPHELINES, une deuxième pièce de Michel Marc Bouchard, DES YEUX DE VERRE, sera produite dans un traduction de IM Hye-Gyong et dans une mise en scène de Cathy Rapin.

    La pièce sera aussi publiée chez chez ZMANZ.

    Theatre Sanwoolim

    Plus d'info


    Brigitte dans DES YEUX DE VERRE de Michel Marc Bouchard, dans un traduction de IM Hye-Gyong et dans une mise en scène de Cathy Rapin au théâtre Sanwoollim, Séoul, Corée du Nord .23 février 2011



    Estelle dans DES YEUX DE VERRE de Michel Marc Bouchard, dans un traduction de IM Hye-Gyong et dans une mise en scène de Cathy Rapin au théâtre Sanwoollim, Séoul, Corée du Nord .23 février 2011


    Judith et Daniel dans DES YEUX DE VERRE de Michel Marc Bouchard, dans un traduction de IM Hye-Gyong et dans une mise en scène de Cathy Rapin au théâtre Sanwoollim, Séoul, Corée du Nord .23 février 2011


    Youlee Al Noon (Des Yeux de verre) créée en coréen à Séoul au Théâtre Sanwoollim en février 2011.



    Après le succès coréen de LES MUSES ORPHELINES, une deuxième pièce de Michel Marc Bouchard, DES YEUX DE VERRE, sera produite dans un traduction de IM Hye-Gyong et dans une mise en scène de Cathy Rapin au Theatre Sanwoolim.


    "Hier nous avons eu une seance spéciale avec 100 inspecteurs de police d'une brigade spéciale contre les crimes sexuels et en formation ici contre les violences faites aux enfants. Avant la pièce ils ont eu tout un discours sur les violences faites aux enfants qui ne sont pas assez réprimées en Corée faute de moyen ou de focalisation sur ces crimes.

    Ils étaient donc venus dans le cadre de leur formation, c'était très particulier de voir des flics peu habitués au théâtre venir pour "apprendre" quelque chose à travers une pièce de théâtre. On leur a même promis des bonus ou des promotions s'ils s'intéressaient davantage à ces crimes pendant une périoçde fixée par leur hiérarchie. Tu vois comme le théâtre peut avoir une importance cruciale."
    Cathy Rapin, metteure en scène.

    La pièce sera aussi publiée chez ZMANZ.





    LA TROUPE LEITMOTIV PRÉSENTE DES YEUX DE VERRE A L'ESPACE LIBRE(Montréal), du 28 au 30 juin 2011.



    La troupe Leitmotiv présente "Des yeux de verre" de Michel Marc Bouchard dans une nouvelle adaptation signée Adam Faucher. Grandement touché par l'écriture de l'auteur, le metteur en scène décide de faire un collage de deux de ses oeuvres; "La poupée de Pélopia" et " Des yeux de verre".

    Entrevue avec le metteur en scène Adam Faucher, Canoë, 27 juin 2011


    ©Tves Caron

    Avec Marie-Pier Simard / Estelle
    Jean-Michel St-Cyr / Daniel
    Julie Caron / Brigitte
    Marie-Christine Raymond / Judith


    ©Yves Caron

    et les poupées Patricia faucher, Dominique Gagné Supper, Stéphanie Therrien et Marjolaine Laprade.


    DES YEUX DE VERRE à Fort-de-France en Martinique au théâtre municipal Aimé-Césaire par la Compagnie Virgul', mai 2013.



    "La mise en scène, elle, est signée Valer'Egouy. « Cette pièce nous a plu à tous. Après les idées mises en mots de l'auteur, le théâtre c'est la chair, le sang, les émotions, la réflexion, la voix et son souffle, le jeu... alors, que chaque artiste soit montré de la meilleure façon possible au service du spectacle à créer ensemble - chaque soir! » , explique Valer'Egouy. L'histoire ? Une famille. Chacun vivant seul en soi, hanté par sa propre réalité, ne voyant les autres qu'avec les lunettes roses du déni et de l'évitement de l'innommable, du non-avouable, du monstrueux. Puis cette enfant (l'aînée) qui jadis fut abusée par son père, revenue régler ses comptes..." France-Antilles, 29 mai 2013






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