Le Peintre des madones - The Madonna Painter

Création : juin 2002, en italien au Teatro della Limonaia (Florence, Italie), mise en scène de la regrettée Barbara Nativi et à l'automne 2004 en français par le Theâtre Espace Go (Montréal) dans une mise en scène de Serge Denoncourt

Il pittore di madone en italien par Barbara Nativi.
El pintor de madonas o El nacimiento de un cuadro,traducción Álvaro Correa
The Madonna Painter in english by Linda Gaboriau
Ο Ζωγράφος των μαντόνων ή η γέννεση ενός πίνακα en grec par Boubouline Nikaki.


  • Publiée en français chez Leméac Éditeur (2004)
  • pubblicato in italiano da Ubulibri (2003)
  • other translations conctact Cead

    ...
    « ...Un testo scritto di getto, quasi d'istinto, per il Teatro della Limonaia nelle scorsa primavera, fresco, con un linguaggio colto ma anche ironico e profondo...
    Tommaso Cimenti, IL CORRIERE DI FIRENZE, 2002


    La pièce est d'une densité et d'une richesse remarquables et la mise en scène de Denoncourt les révèle admirablement.
    Sophie Pouliot, LE DEVOIR,
    avril 2004 »
    ...
    Synopsis

    Fin de la Première Guerre mondiale. Un jeune prêtre nouvellement arrivé dans une paroisse du Lac St-Jean propose, afin de repousser une maladie épidémique ramenée par les soldats de retour d'Europe, d'orner d'un tableau les murs de l'église locale, dédiée à la Vierge Marie, patronne du village.

    Pour réaliser ce tableau, il engage un peintre italien, bohème en terres québécoises. La venue de cet artiste, qui a l'habitude de prendre comme modèle "une jeune fille de l'endroit", bouscule le quotidien des habitants.

    ©Yves Renaud

    Germain Houde (Le Docteur) et Giorgio Lupano (Le Peintre), Espace Go, Montréal, 2004

    Sous les inquiétants auspices d'un ange annonciateur au corps difforme, quatre jeunes femmes portant dans leur prénom celui de Marie vont sentir sur elles les souffles confondus du bien et du mal. Le tableau final ne répondra en rien à la commande initiale, mais sera bien plus significatif du tourment des êtres qui le composent.

    Écrite dans sa première version au printemps de 2002 lors d’un séjour au Teatro della Limonaia de Sesto Fiorentino (Florence, Italie), elle fut présentée par ce même théâtre dans une mise en espace et traduit en italien par Barbara Nativi en juin 2002. A cette occasion la pièce s’est méritée le Primo Arte Candoni 2002 pour la meilleure nouvelle pièce en langue étrangère en Italie.

    Comme les madones qui ornent les murs de la ville de Florence, le travail et la réflexion artistique de madame Nativi, décédée en 2006, et de son équipe ont profondément influencé ce texte.

    Elle a été créée dans la version florentine toujours au Teatro della Limonaia en novembre 2003, reprise au Teatro Vittoria à Rome. Elle fut créée dans sa langue originale, dans la version montréalaise, au Théâtre Espace Go de Montréal en avril 2004 dans une mise en scène de Serge Denoncourt sous la direction artistique de Ginette Noiseux.

    ©Dimitri Milopoulos
    La testa del dottore. Stefano Furlan (Il dottore) e lo rimpianto Gabriele Venturi (l'Angelo). Teatro della Limonaia, Firenze, Italia, 2002.

    Mot de l’auteur

    « L’homme a créé des dieux; l’inverse reste à prouver. »
    Serge Gainsbourg

    Le lieu de l’action porte le nom de mon village natal mais la langue de la pièce n’est pas celle de ses habitants. Mes personnages ne sont qu’un écho de leur destin encore récemment si médiéval. Ce sont eux qui m’ont inspiré cette histoire avec leurs chuchotements sur les querelles conjugales entre Dieu et Satan.

    C’est à Florence, en Italie, dans la ville au mille madones, que j’ai jeté sur papier ce conte en m’inspirant très librement des évènements entourant la création de la fresque qui orne encore aujourd’hui la nef de l’église de Saint-Cœur de Marie au Lac Saint-Jean. Cette fresque de la vierge en ascension vers le ciel fut mon premier rapport à l’art, à l’étranger et au mensonge.

    Ce soir, afin de rendre honneur à cette œuvre, je serai menteur à mon tour et les gens de mon village seront saints ou martyrs, artistes ou modèles, amoureux ou misanthropes. J’offrirai leurs légendes comme on étale aux puces les objets sacrés volés et maquillés pour le recèle. Je mentirai comme paroles de Bible, comme promesses d’amant et trompe- l’œil d’artiste.

    Le Peintre des madones ou la Naissance d’un tableau, c’est peut-être mon manifeste pour la nécessité du vampirisme dans l’art, peut-être ma pierre jetée contre l’intégrisme des pontifes de l’église catholique qui s’acharnent encore aujourd’hui sur les femmes, les marginaux et les malades, peut-être ma litanie tant de fois répétée pour un engagement de l’autre envers l’autre.

    Le Peintre des madones ou la Naissance d’un tableau, c’est sûrement des pigments écarlates, du vin sacré et de l’hémoglobine, c’est tout ce rouge qui coule en nous, de nos sexes à nos âmes.

    Le Peintre des madones ou la Naissance d’un tableau, ce n’est pas une pièce. Ce sont des mensonges déguisés en conte.
    Michel Marc Bouchard


    Author’s note

    The action takes place in a village that has the same name as my native village, but the language of the play is not that of its inhabitants. My characters simply echo the medieval beliefs that shaped their destiny until recently. They inspired this story, with their gossip about the marital spats between God and Satan.

    It was in Florence, the city of a thousand madonnas, that I wrote down this fable, loosely inspired by the events surrounding the creation of the fresco that still adorns the nave of the church in Saint-Coeur de Marie in the Lac Saint-Jean region of Québec.

    That fresco depicting the Virgin Mary’s ascension was my first encounter with art, with a foreigner and with lies.

    In order to portray that fresco, I became a liar and the people from my village became saints and martyrs, artists and models, lovers and misanthropes. I presented their legends the way a flea market hawker displays sacred objects that have been stolen and disguised for resale.

    The Madonna Painter or The Birth of a Painting is writ in scarlet pigments, in holy wine and haemoglobin, all the shades of red that flow through us, from our sex to our souls. It is a collision of ecstasies, a bouquet of lies disguised as a fable.

    Michel Marc Bouchard



    Personnages

    L’Ange Annonciateur/Marie-Paule/
    Marie-Anne/Marie-Louise/Le jeune Prêtre/Le Docteur/Le Peintre/
    Marie des Morts

    Personaggi

    L’Angelo Annunciatore dal corpo deforme
    Marie-Anne dei peccati
    Marie-France delle anime
    Marie-Louise delle lenzuola
    Il giovane Prete
    Il Dottore
    Il Pittore
    Marie dei Morti
    ©Dimitri Milopoulos
    Stefano Furlan (Il dottore) e Claudio Cirri (Il giovane Prete), Teatro della Limonaia, Firenze 2002

    Estratto

    L’ANGELO ANNUNCIATORE
    Epilogo. Un trittico. Era un trittico. L’affresco centrale rappresentava la Santa Vergine in piedi su una nuvola, in ascesa verso il cielo, trascinata da una tempesta di tosse. Sopra la sua testa una sfilza di cherubini e di serafini. Stelle cadenti che non avevano mantenuto le loro promesse. La Vergine era vestita di una tunica bianca da fidanzata ingenua fermata in vita da una cintura d’oro. Un lungo scialle blu strappato in un attacco di collera le copriva la testa lasciando intravedere una ciocca di capelli castani. Nella mano destra aveva un mazzo di margherite, con l’altra benediva con un coltello. Sul petto il sacro cuore con l’aureola, cinto da una corona preziosa e trafitto dalla spada del tradimento. Ai suoi piedi, un Gesù deforme. Ai due lati, separati da colonne, due affreschi rappresentavano angeli donna. A sinistra, la fidanzata di un disertore immaginario e la fidanzata di un bacio inglese. A destra, una donna avvolta in un lenzuolo. Si è creduto a lungo di riconoscere nel viso della vergine al centro i tratti delicati di un giovane prete. Unica anima vergine di quel villaggio.

    Riassunto

    Autunno 1918: i soldati canadesi appena tomati dall'Europa dalla prima guerra mondiale non sanno che portano con sé i germi della spagnola.A Saint-Coeur de Marie, paesino cattolico nel nord del Québec, la popolazione è duramente colpita dall'epidemia e per fermale si decide di commissionare un affresco della Vergine Maria ad un artista italiano, pittore di madonne.



    Il pittore cerca la sua modella fra le donne del paese, e sceglie una ragazza strana e dai tratti molto dolci, che preferisce la compagnia dei moribondi a quella dei ragazzi della sua età e sembra dotata di poteri sovrannaturali, capace dom'è di sollevare i moribondi dal loro dolore. In un universo malato in cui la morte e l'epidemia la fanno da padroni e il mistismo dal loro senso, nasce un amore insolito e mortale fra l'artista e la sua modella, scandito per frammenti, che racontano anche degli aspetti più importanti della frabricazione di una tela. Artista, modella, scena, sogetto, angolatura, colori. Bouchard crea una delle sue opere più intense e inquietanti, contrappuntata dal suo sguando ironico ed acuto.

    ©Dimitri Milopoulos
    Angela Antonini (Marie-France della anima)e lo rimpianto Gabriele Venturi (l'Angelo). Teatro della Limonaia, Firenze 2002

    Synopsis

    At the end of the First World war. A young priest recently arrived in a parish of the Lake St-Jean suggests, to repel an epidemic disease returned by the soldiers of return of Europe, decorating with a picture(board) the walls of the local church, dedicated to the Virgo Marie, patrone of the village. To realize this picture, he engages an Italian, bohemian painter in Quebecois lands. The coming of this artist, who is in the habit of setting, who is in the habit of setting as model " a girl of the place ", push aside the everyday life of the inhabitants.

    Brian Dooley(The doctor) and Marc Bendabvid (The Young Priest), Factory Theatre, Toronto, déc.2009
    ©Picture by Ed Gass Donnelly

    Four young ladies carrying in their first name that of Marie are going to feelon them the breaths confused by the good and by the evil. The final picture will answer not at all with order initial, but will be more significant the agony of the beings which compose it.

    Prix et distinctions

    Primo Arte Candoni 2002 en Italie pour les meilleurs nouveaux textes.

    Finaliste à la Soirée des Masques 2004 de l'Académie québécoise du théâtre pour le meilleur texte.

    Extrait


    Marie-Louise Lisant le premier drap blanc.
    L’homme et la femme se tiennent à distance. Un mariage de raison pour une dot ou un lopin de terre. Presque pas de mouvements. C’est un calme parfait. Les plis sont rares, quelques uns au centre. Ils sont courts. Sauf un grand qui m’intrigue. Les poils de l’homme sont souples et bien frisés. Les cheveux de la femme sont longs. Elle a une forte poitrine. Lui, il a de bonnes épaules. Ce sont des jeunes. Pas de cernes de salive, pas de traces de sueur,.pas d’écoulements impurs. Rien. Jeunes et déjà secs. Aucun signe des froissements du ronfleur qui se tourne et se retourne. Pas de rêves à voix haute. Secs et silencieux. Pas d’odeur de cologne. Même pas le musc du cheval qui les a amenés jusqu’ici. Secs, silencieux et inodores. Juste la grande plissure au centre qui m’intrigue. Le bras de l’homme a tenté de toucher à la femme. C’est ça. Il a tenté de la toucher. Sans se réveiller, sa main s’est avancée vers elle, malgré lui. Un contact nécessaire, plus fort qu’eux. D’après la profondeur du pli, son bras est resté près d’elle une bonne demi-heure. Je prédis qu’ils vont rester fidèles. (Lisant un autre drap.) Là, les traits habituels de la vieillesse ; les os des genoux, les os du bassin, les os des coudes, et le crâne sont bien marqués. Il dort courbé comme un nourrisson. La mort est proche. (Elle chiffonne le drap. Elle en lit un autre.) Les poings ont serré les draps. Fermement. Plein de petits plis. Beaucoup d’agitation. Aucune saleté d’un travail quelconque. Une odeur de savon d’église. Un jeune prêtre. Il est arrivé hier soir pour sa mission. Je vois un grand projet.

    Productions

  • IL PITTORE DI MADONE O LA NASCITA DI UN CADRO, traduzione e regia di Barbara Nativi, Teatro della Limonaia, Florence, Italie, juin 2002.

  • IL PITTORE DI MADONE O LA NASCITA DI UN CADRO, traduzione e regia di Barbara Nativi, Teatro della Limonaia, Florence, Italie, automne 2003.

    con Gabriele Venturi,Simona Arrighi, Angela Antonini,Sandra Garuglieri,Claudio Cirri, Stefano Furlan et Daniela D'Argenio
    musiche originali di Marco Baraldi
    Intervista con Barbara Nativi

    Critiques

    "...Il Pittore di madonne conserva la freschezza del lavoro di Tremblay, ma è più simbolico ripsetto alla "cognate". anche se non manca di momenti umoristici. E'un allestimento che rimanda ad un mondo di magia e di sortillegio..." Carlo Rosati, IL TEMPO

    "Appassionante e divertente, con un'anima in sottofondo noir e macabre con spazzio anche per la positività e l'ottismismo nel finale... Un testo scritto di getto, quasi d'istinto, per il Teatro della Limonaia nelle scorsa primavera, fresco, con un linguaggio colto ma anche ironico e profondo..."
    Tommaso Cimenti, IL CORRIERE DI FIRENZE

    "Un testo vispo et bello, attraversato da moltiumori e molto geometrie, intriso di un realismo profetico e ironico..." Gabriele Riza, IL MANIFESTO

    "Uno spettacolo rosso sangue, ironico e disperato, visionario eppure concreto, intriso di una religiosità tanto fervente quanto pagana e di una carnilità controllata eppure dirompente..." David Fiesoli, IL TIRRENO

    lire une critique de la production de la Limonaia

  • LE PEINTRE DES MADONES OU LA NAISSANCE D'UN TABLEAU, création, m.e.s de Serge Denoncourt, Théâtre Espace Go, Montréal, avril 2004

    Assistance à la mise en scène: Geneviève Lagacé
    Scénographie: Guillaume Lord
    Costumes: Ginette Noiseux
    Lumières: Martin Labrecque

    avec Giorgio Lupano*,Germain Houde, Éveline Gélinas*, Caroline Lavigne
    Marie-Pascale, Renaud Paradis,
    Évelyne Rompré, Olivier Morin*.
    (*remplacés en 2005 par Laurent Allaire, Audrey Lacasse et Emmanuel Schwartz)


    © Yves Renaud
    Renaud Paradis (Le Prêtre) et Germain Houdem(Le docteur)


    Critiques

    "Il y a dans la pièce de Bouchard, comme dans le reste de ses oeuvres d'ailleurs, une fascination extraordinaire pour la beauté et la pureté. Dans la laideur et la dureté du Québec rural qu'il dépeint , la culture du beau ne trouve sa place que dans le sacré ou le désir sexuel... Dans ce monde où aimer peut devenir aussi difficile que survivre, l'imagination est la seule façon de transcender le réel."
    Michel Vézina, ICI, du 15 au 21 avril 2004

    "Like a prayer! Sex, religion and rural Quebec are beautifully brought together in Le peintre des madones" Amy Barratt, MIRROR, 15 avril 2004

    "... on ne peut nier la grâce de l'écriture de Michel Marc Bouchard, tout en élévation de sentiments et d'idées. "
    Eve Dumas, LA PRESSE, samedi, 10 avril 2004

    "Beau comme tableau de Caravage!" Claude Deschênes, AUJOURD'HUI, RADIO-CANADA

    © Yves Renaud
    Renaud Paradis (Le Prêtre) et Evelyne Rompré (Marie-Anne). Espace Go, Montréal, 2004.

    "La pièce est d'une densité et d'une richesse remarquables et la mise en scène de Denoncourt les révèle admirablement..." Sophie Pouliot, LE DEVOIR

    "Bouchard a retrouvé l'état de grâce qui a permis à ses premières oeuvres de briller sur la scène internationale. Sa représentation d'êtres humains pour lesquels l'expression de la tendresse demeure improbable continue d'avoir des échos dans la société actuelle."
    Olivier Dumas, CHOQ.FM, avril 2004

  • LE PEINTRE DES MADONES OU LA NAISSANCE D'UN TABLEAU, m.e.s. de Serge Denoncourt, Espace Go, tournée québécoise, Beloeil, Saint-Thérèse, Saint-Laurent, Laval,Sherbrooke, Granby,Gatineau, Sainte-Foy, Chicoutimi, Alma, Baie-Comeau, Sept-Iles, Trois-Rivières, Joliette, Terrebonne, l'Assomption, Valleyfield et Shawinigan, janv.fév. 2005

    "... Un bijou de théâtre s'est posé à la salle Albert-Rousseau, avant hier... D'une vibrante théâtralité, sa pièce repousse toute lecture réaliste à ses enjeux. C'est un conte, une manière de cheval de Troie, assez romantique en défénitive. Il y professe la liberté totale de l'artiste, le droit de s'élever contre le conformiste ambiant et des diktats, le droit de peindre la réalité dans ses extrême, celle-ci fût-elle boursoufflée par la mémoire populaire... Jean St-Hilaire, LE SOLEIL, février 2005

    "... La mort circule, la vie s'impose, l'espoir s'avance et le désespoir s'incarne... Impossible de ne pas sortir pertubé. Des images qui hantent et qui vous suivent longtemps. Si vous aimez le théâtre qui emprunte des sentiers peu connus, ne ratez pas cette occasion. Un spectacle étrange, étourdissant et dérangeant." Yvon Paré, LE QUOTIDIEN, février 2005




    IL PITTORE DI MADONE O LA NASCITA DI UN CADRO
    m.e.s. de Maria Pia Suma, Laboratorio teatrale permanente del Comune di Monsummano Terme, Museo Arte contemporanea, Monsummano Terme, Italie, juin 2005


  • EL PINTOR DE LOS MADONES, traduction et une mise en scène de Alvaro Correa, Teatro Circular, , Montevideo, Uruguay octobre 2007.


    Alina Rava (Maria Paula) con Virginia Marchetti (Maria Anna). Teatro Circular, Montevideo, Uruguay octobre 2007.


    Juan Luis Granato (El parroco) con Xavier Lasarte (El doctor). Teatro Circular, Montevideo, Uruguay octobre 2007.


    El Doctor
    El Artista, le traje un corazón. Fresco. Todavía humeante. Una jovencita de quince años atropellada por un caballo desbocado. Se verá bien este corazón sobre el pecho de la madona? (Le da el paquete) Mire. (El Pintor abre el paquete.) Los colores vivos de las venas, la blancura de la aorta. Reluciente como un arma. El primer corazón de mujer que oí latir, fue el de mi madre. Una mujer inmensa y gritona.

    Ya en su vientre, ella absorbía toda mi sangre. Y el ruido, debería haber oído el ruido. Cada latido me sorprendía como un trueno sorpresivo en diciembre. Nací pasando por su corazón. Me aferré a sus paredes pero ella me aspiraba muy fuerte. Abrió muy grande la boca y me vomitó con palabras obscenas. Y como todos los niños, nací con partes de su corazón en las manos. Ella nunca me quiso.


    Le Teatro Circular a déjà produit Les Muses Orphelines,Les Feluettes, Le Chemin des passes dangereuseset L'Histoire de l'oie.

  • Ζωγράφος για μαντόνες, Le Peintre des madones à Athènes, Grèce."Ζωγράφος για μαντόνες ή Η γέννεση ενός πίνακα", Le Peintre des madones, traduit en grec par Boubouliane Nikaki et dans une mise en scène de Damianos Kostandinidis sera présentée dans le cadre du FORUM DE DRAMATURGIE CONTEMPORAINE dans la salle de l'Espace bar artistique BIOS à Athènes à l occasion du Forum de dramaturgie contémporaine,
    organisé par le Centre Hellénique de l Institut International de Théâtre. A compter du 7 avril.

  • THE MADONNA PAINTER, directed by Eda Holmes at The Factory Theatre (Toronto) from Novembre 19th to December 13th, 2009.


    interview in the Globe and mail / Interview in Xtra


    TOP LIST of 2009 by The Globe and Mai!!

    TOP LIST of 2009 by The Now Magazine!


    Jenny Young (Mary of sercrets) and Juan Chioran (The Painter)
    ©Picture by Ed Gass Donnelly

    4 Stars!!! "... Portrait of the awful beauty that is human nature! The production has the clarity and intelligence one has come to expect from director Eda Holmes and there's excellent work from the whole cast led by Juan Choiran as the painter and Young's Mary of the Secrets... Bouchard puts human nature under the scalpel and a terrible beauty is born." Robert Crew, TORONTO STAR, 20 november 2009. Complete Review from The Toronto Star

    Marc Bendavid (Young Priest) and Shannon Taylor (Mary Anne)
    ©Picture by Ed Gass Donnelly

    "If my anglo brain tried to wrestle Bouchard's poetry to the ground from time to time, my body successfully overrode it. Ultimately, I know I'm watching a unforgettable play when I walk out unable to form a coherent sentence, which I did here." J. Kelly Nestruck, The Globe and Mail, 25 nov. 2009. Complete review in
    GLOBE AND MAIL

    Nicola Correia-Damude (Mary Louise)
    ©Picture by Ed Gass Donnelly

    " The pursuit of beauty – physical, spiritual, sexual – charges Michel Marc Bouchard’s The Madonna Painter. It’s a quest that unfolds in a fascinating, ultimately disturbing manner." Jon Kaplan, Now Magazine, 25 nov.2009. Complete review in NOW Magazine


    Miranda Edwards (Marie Frances) and Shannon Taylor (Mary Anne)
    ©Picture by Ed Gass Donnelly

    "English language premiere of Bouchard’s acclaimed play both timely and resonant. Of all the techniques a skilled painter must possess, perhaps none is so fundamental as his or her ability to master the art of light and dark. The Madonna Painter is a prime example of this notion, dramatized. Racheal Steinberg, The Varsity, 23 nov.2009. Complete review in TheVARSITY.ca


  • THE MADONNA PAINTER or The birth of a painting, directed by Roy Surette, Centaur Theatre, Montréal, avril 2010.


    THE MADONNA PAINTER (Le Peintre des madones) à Montréal (2010).

  • directed by Roy Surette at the Centaur Theatre (Montréal) from March 30th until May 2th, 2010.


    ”Bouchard is the literary equivalent of Robert Lepage, the Quebec master of visual theatre. He gathers up rich ideas, characters, settings, bits of history and images, and shakes, rattles, transforms them by way of poetic language into a series of powerful individual scenes which, if staged as exquisitely as director Roy Surette has done, can be impressive and at some moments, quite gripping., Marianne Ackerman, ROVER. Montreal, april 2, 2010/Review from Rover Arts

    On the picture, Graham Cuthbertson (the Young Priest) and Amelia Sargisson (Mary Anne), Centaur Theatre, Montral, 2010. ©Yanick MacDonald


    Review from The Warehouse / Interview from the Montreal Mirror



    The Madonna Painter at UBC, Vancouver, november 2010.

    ©Tim Matheson - directed by Craig Holzschuh - Theatre UBC, november 2011.



    "Combine Michel Marc Bouchard’s admirable script, UBC’s talented Bachelor of Fine Arts students, and skilful director, Craig Holzschuh, and what do you get?" Keira Louis, The Plank, novembre 2010.



    THE MADONNA PAINTER published by Talonbooks is arrived.
    In 1918 a handsome young priest settles in a village in Lac Saint-Jean. Determined to inspire the faith he believes will protect the town from the onset of the Spanish flu, he commissions a visiting Italian painter by the name of Alessandro to create a fresco depicting the Blessed Virgin. With the financial backing of a misanthropic doctor, he sets out to recruit a model from among the village women, all of whom are deeply fixed in their own medieval-like mythologies and martyr and saint roles. Just when the perfect model has been picked the plan takes a turn for the worst. Set against a rich imagistic backdrop of iconography, sex and blood, this dark and humorous fable explores the collision of ecstasies, secrets and lies in the face of an impending epidemic.

  • THE MADONNA PAINTER or The birth of a painting, directed by Craig Holzschuh, Theatre at UBC, Telus Studio, Chan Centre, UBC, Vancouver, Nov. 10-20, 2010.

    ©Tim Matheson.

    Craig Holzschuh is Artistic and Managing Director of Vancouver’s Théâtre la Seizième. Directing credits include Cendres de cailloux, Mathieu Mathématiques, La vue d’en haut and Le périmètre (all for Théâtre la Seizième). He is the recipient of several awards, including the Sydney J. Risk Award and a Jessie Richardson Award “Outstanding Artistic Creation” for directing Mathieu Mathématiques. He has taught extensively at UBC, the University of Ottawa and Vancouver Academy of Music.


    ©Tim Matheson.

    The Madonna Painter features BFA Acting students Megs Chenosky, Eric Freilich, Claire Hesselgrave, Barbara Kozicki, Jameson Parker, Christine Quintana and Ben Whipple. The creative team includes BFA Design students Claudia Cantoral [Set], Jui Kang [Costumes], Geneviève Bolduc [Stage Management], Honours BA student Emily Griffiths [Sound] & MFA Design student Mandi Lau [Lighting].


  • THE MADONNA PAINTER, Directed by MFA Candidate Sean Guist, University Theatre, University of Lethbridge, Alberta, March 20-24.

    Erica Barr plays Marry-Anne, one of the women being auditioned to pose as the Virgin Mary.
    “She is a very innocent naïve young girl,” Barr described. “ She’s fearful of a lot of things. She meets the priest and falls in love with him, so she goes on a pretty interesting journey,” she described. Cole Olson, who plays the priest is enjoying his first main-stage role. “It’s very interesting. He thinks he can save the town from the plague, but it doesn’t happen.“

    Ryan Reese, who plays the doctor who commissions the painting, has had a lot of experience with theatre Xtra, directing “Possible Worlds” and acting in “Red,” another art themed play from this season.

    “I’d never directed before, but it is really nice to be back on stage again,” Reese said. “They’re two very different styles of plays,” he said, adding it has been interesting being part of a science fiction play and a main-stage production which is more dramatic and historical. Benjamin Goodwin, who plays the painter is not an artist in real life, but is enjoying playing one in his debut on the university stage.
    “It’s my first production on stage and I didn’t think I’d get it because I’m only a first year and first years don’t usually get cast so to be cast is an honour,” he said.
    The play also stars Ali Deregt, Makambe Simamba and Danielle Funk.
    “The Madonna Painter,” runs March 20-24 in the University Theatre at 8 p.m. each night.

    THE MADONNA PAINTER à Halifax en Nouvelle-Écosse au Bus Stop Theatre par Taboo Theatre à compter du 13 juin 2013. .


    The Madonna Painter is directed by Luciana Fernandes, who was on the production teams of Taboo’s shows Festival of Fear: An Evening of Grand Guignol III and Phaedra’s Love. Taboo’s Artistic Director, Stephanie Kincade, is the producer with Doctor: Andrew Gouthro/Priest: Dan Bray/Alessandro: Roy Ellis/Mary of the Secrets: Paige Smith/Mary Anne: Gina Thornhill
    Mary Frances: Vikki Humphrey/Mary Louise: Kate Bray

    ”Beauty and horror in a memorable collision… But the play is also filled with terrible images of death and horror: severed limbs, dripping hearts, flayed skin and terrible disfigurement. And it is this collision of beauty and horror that makes this play so truly remarkable.”, Kate Watson, The Coast , Halifax, june 14th 2013.


  • IL PITTORE DI MADONE O LA NASCITA DI UN CADRO,dir.Stefano Ferlan, Latitudine Teatre, Latina, Italie, Dec. 014-Janv.2015





    Carnet de notes


    " Mon cher Michel Marc,
    J'ai lu, ça y est, Le peintre des Madones, et je trouve admirable ce
    travail de croisement entre l'iconographie et la représentation théâtrale, l'art et la vie, la religiosité saint-sulpicienne de ces païens et la sainteté de ces démons de papier, la description aussi de ce petit (et immense) monde archaïque que frôle de peu la modernité ( connais-tu le film d'Alain Cavalier, "Thérèse"? On y pense, car il y a de cette simplicité-là dans ton texte). Et puis je trouve la forme savante et ton langage singulier ( on te retrouve mais un peu ailleurs): tu as créé une oeuvre je dirais, écrite à même la chair ( avec tout ce que ça implique - du désir au massacre). C'est aussi un texte d'images (ça m'évoque les vitraux avec scènes très coloriées de la vie des saints dans la petite église de Normandie où ma grand-mère nous traînait à la messe et où je m'occupais l'espit ( peu enclin à la prière) à déchiffrer ces histoires peintes). Bref, ce livre m'a beaucoup émue. C'est une pièce foisonnante mais singulièrement délicate, élégante et justement à l'opposé de ces produits clonés ( violence, drogue, sexe ) que nous inflige le théâtre dit d'aujourd'hui. Bravo, mon Mimi. C'est, pour moi, ton plus beau texte, le plus énigmatique
    aussi."

    Noëlle Renaude
  • Il pittore di madonne o La Nascita di un quadro Claudio ...
    Visite de Michel Marc et de sa mère de l'église de ...
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