Soirée bénéfice pour ceux qui ne seront pas là en l\'an 2000!

Création : mise en espace de Brigitte Haentjens, Théâtre du Trillium, Centre National des Arts, Théâtre de la Vieille 17 et Théâtre du Nouvel-Ontario, présentée à l'Atelier du CNA, Ottawa, 1990.

no translation/pas de traduction
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« Tableaux violents, personnages monstrueux de méchanceté, dialogues tranchants comme des couperets, voilà du théâtre d'avant-garde qui surprend, agresse, ébahit, mais suscite l'émotion et stimule l'intellect.
Andrée Poulin, LE DROIT, mai 1991


Together whit LILIES, the tremendous freedom of imagination that Quebec playwrights bring to their work.,
Ray Conlogue, THE GLOBE AND MAIL, avril 1991 »
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Cette pièce n'est pas publiée et n'est pas disponible pour représentation./This play is not published and not available for production.

    Synopsis

    Le 31 décembre 1999, sur les lieux d'un accident de voiture dans un forêt du Nord: l'heure est venue.

    Tiraillés entre leurs pulsions animales et leur vacillante humanitié, les membres d'une prestigieuse famille de fourreurs, règlent leurs comptes et se déchirent pour le pouvoir sur la tribu familiale et sur l'empire financier. En une soirée, Mathilde, la seule mortelle de cette meute damnée, et ses enfants-loups vont se heurter à leur destin.

    December 31, 1999, somewhere in the middle of a Quebec forest. After a car accident, the members of a wealthy family, part-human, part wolf,are overcome by their instincts fot combat and survival. A grim turn-of-the-millenium fable.
    Productions

  • SOIRÉE BÉNÉFICE POUR CEUX QUI NE SERONT PAS LA EN L'AN 2000, lecture-spectacle de Brigitte Haentjens, Théâtre du Trillium, Centre National des Arts, Théâtre de la Vieille 17 et Théâtre du Nouvel-Ontario, présentée à l'Atelier du CNA, Ottawa, Ottawa, 1990.

    Assistée de Diane Fortin. Scénographie et costumes de Daniel Castonguay, éclairages de Allan Ross, conseillère dramaturgique, Dominique Lafon

    Distribution printemps 1990.
    Alexandrine Tétreault-Simard (Lili), Reine d'Anjou (Mathilde), Benoît Lagrandeur (Martin), Robert Marinier (Bruno), Louise Beaudoin (Flora), Anne-Marie Cadieux (Nathalie) et Robert Bellefeuille (Pierre-Louis).

    ©D.Castonguay.
    Maquette du décor de Daniel Castonguay, Théâtre du Trillium, Centre National des Arts, Théâtre de la Vieille 17 et Théâtre du Nouvel-Ontario, présentée à l'Atelier du CNA, Ottawa, Ottawa, 1990.


    "A peine sortie du spectacle, l'envie nous prend d'y retourner... Le texte choc de Bouchard fait écho,vibre lomgtemps dans nos têtes. Des sons, des mots se répercutent. L'évocation de temps futurs, plutöt de relations à venir, prennent leur sens dans le quotidien, des paroles qui portent jusqu'au lendemain. Cette pièce est à voir et à revoir." Marie-Ève Pelletier, LE DROIT, avril 1990

  • SOIRÉE BÉNÉFICE POUR CEUX QUI NE SERONT PAS LA EN L'AN 2000,
    m.e.s de Brigitte Haentjens, Théâtre du Trillium, 1991. En tournée au Théâtre Français de Toronto, au Théâtre du Nouvel-Ontario à Sudbury et au Théâtre Distinct (Université d'Ottawa).

    Distribution printemps 1991.
    Marthe Turgeon (Mathilde), Benoît Lagrandeur (Martin), Robert Marinier (Bruno), Louise Beaudoin (Flora), Anne-Marie Cadieux (Nathalie) et Robert Bellefeuille (Pierre-Louis).



    "Bouchard ne signe pas une pièce facile. Entre la réalité et la fiction, la fable et le théâtre, dans un univers ni blanc, ni noir, ce texte ne laisse pas indifférent. Et sans vouloir faire de l'écclectisme, cette pièce ne plaira pas à un vaste public notemment à cause de l'arridité de sa forme... mais la détresse des enfants-loups continueront de hanter nos esprits. Et ça, c'est un signe de réussite!"Pascale Fouron, L'EXPRESS, Toronto, avril 1991

    « Un hurlement triste et beau! On se trouve ici au seuil de l'an 2000, plus précisément un 31 décembre 1999. À la suite d'un accident de voiture, la famille Tanguay se retrouve isolée en pleine forêt et choisit ce moment pour régler les comptes. Une soirée familiale où chacun à sa façon s'ingénie à affirmer le vieil adage selon lequel «l'homme est un loup pour l'homme». Dans ce cas-ci, la méta-phore est loin d'être gratuite, car c'est après s'être accouplée avec un loup que Mathilde Tanguay a donné naissance à ses quatres enfants mi-humains, mi-loups. La famille reproduit donc les rites de la meute, les membres se protégeant et se brutalisant, mordant les plus faibles, baissant l'échine devant les plus forts, s'aimant et se détestant à mort...» Andrée Poulin, LE DROIT, mai 1991

    "Bouchard utilise tous les moyens pour nous faire réfléchir sur l'état dégradé du monde où nous vivons et pour nous pousser à faire quelque chose, même si ce quelque chose est tout simplement de se le dire. Voilà, ce qui pour moi, est une des fonctions principales du théâtre que ce spectacle remplit avec éclat!" Mariel Karch, CJBC-Radio Canada, Toronto, avril 1991

    Extrait

    "Dans l'auto, j'voyais le paysage défiler comme dans un corridor sans fin. Des arbres de chaque côté, les conifères jaunis par le sel... C'est juste une impression de forêt, c'est rien qu'une facade; y'a cent pieds d'arbres de chaque côté, pis après on a tout rasé. Une montagne sous l'eau... Des branches d'arbres morts en émergent. Des bras de noyés appelant à l'aide. Un corridor sans fin. Nous autres dans l'auto, silencieux comme dans un tombeau... Nous autres qui trouvent jamais rien à se dire, si c'est que pour se mordre."


  • SOIRÉE BÉNÉFICE POUR CEUX QUI NE SERONT PAS LA EN L'AN 2000, m.e.s. lecture de Jean-Claude Idée, Magasin d'écriture théâtrale de Belgique, lectures à Limoges au Festival International des Francophonies et à Bruxelles.

  • SOIRÉE BÉNÉFICE POUR CEUX QUI NE SERONT PAS LA EN L'AN 2OOO
    m.e.s. de Gill Champagne, Théâtre Blanc, Soirée d'ouverture du Carrefour international du théâtre de Québec (mai-juin 1992) et reprise à l'automne 1992

    "Un doute nous assaille au début. On se demande si une cohérence naîtra de cette rencontre de la convention fabuleuse des hommes-loups avec la convention du réalisme psychologique, fût-il futuriste. Sans trop que l'on se l'explique, notre réticence fléchit bientôt, puis disparaît. On est aspiré par ce drame cruel d'une humanité prête à la régression animale pour dominer ou survivre... Cette oeuvre prégnante et sans consession intéresse l'avenir de la culture et de la nature."
    Jean St-Hilaire, LE SOLEIL, juin 1992

    "Y avait-il quelque chose à faire de cette pièce folle que Bouchard qualifie lui-même de crachat de cauchemar!", Robert Lévesque, LE DEVOIR, mai 1992





Monique Mercure et David Lahaye, dirigés par André ...