Christine, la reine-garçon

Création : Théâtre du Nouveau-Monde, Montréal, 13 novembre 2012

Christine, la reine-garçon (Léméac Éditeur, novembre 2012).
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« Renier mon peuple, renier ma foi, renier mon père, renier tout ce que je suis pour être ce que je veux être. »
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Le texte de CHRISTINE, LA REINE-GARÇON, le nouvelle pièce de Michel Marc est finaliste à de nombreux prix.



Finaliste au Grand Prix littéraire dramatique de France

Finaliste aux Prix littéraire du Gouverneur Général du Canada

Finaliste au Prix Michel Tremblay du Centre des auteurs dramatiques

Finaliste aux Prix 2012-2013 de l'Association québécoise des critiques de théâtre

Finaliste aux Prix du Salon du livre du Saguenay-Lac Saint-Jean

MOT DE L’AUTEUR

Christine de Suède fascine par sa modernité. Reine énigmatique venue du pays de glaces, femme assoiffée de connaissances, fine politicienne, flamboyante et imprévisible, garçonne et féministe bien avant l'heure, elle a bouleversé tout le nord de l’Europe au milieu du XVIIème siècle!

A sept ans, à la mort de son père, le grand défenseur de la foi luthérienne, elle règne sur un empire qu’elle voudrait rendre le plus sophistiqué d’Europe. Visionnaire excentrique, elle bouscule le clergé, l’aristocratie, les militaires et le peuple.

Christine de Suède, qui veut exercer un contrôle sur tout, ne parvient pas à maîtriser ses propres sentiments, ceux qu’elle ne veut pas nommer, ceux qui l’éloignent de la raison; dont cet amour étrange, celui que ses biographes n’arrivent toujours pas à nommer encore aujourd’hui.

Pour satisfaire à ses aspirations personnelles, elle s’affranchit du carcan austère que lui imposent sa foi et son titre et, avec un doigté politique hors du commun, elle s’exile de son pays en lui laissant en héritage un traité qui met fin à la Guerre de Trente ans.

J’ai choisi d’écrire une pièce classique à la manière dont on le faisait jadis pour dépeindre les héros. J’ai tenté d'explorer la question que Christine de Suède nous pose, celle qui nous confronte plus que jamais à choisir entre le bien-commun et nos aspirations personnelles.

Fut-elle une grande héroïne des libertés individuelles ou une odieuse traitresse à sa patrie? A vous de trancher?

Christine de Suède a renié le pays qu’elle aimait, renié son père, renié sa foi, renié tout ce qu’elle était pour être ce qu’elle voulait être; libre de se définir en « usant de son libre-abrite » selon les enseignements de son ami Descartes.


Michel Marc Bouchard
31 août 2012


CHRISTINE, LA REINE-GARÇON, la nouvelle pièce de Michel Marc Bouchard sera créée en novembre 2012 au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal dans une mise en scène de Serge Denoncourt avec Céline Bonnier dans le rôle titre.

Regardez une entrevue de fond sur l'écriture de la pièce. Une création de Michel Marc Bouchard est toujours un événement, d’autant plus que, pour la première fois, il aborde un grand sujet historique : la reine Christine de Suède. De sa plume généreuse, il réinvente cet être hors du commun, excessif, traversé par les grandes forces – le spirituel, le politique, le passionnel– qui façonnent le destin d’un être humain. Serge Denoncourt, dont le sens aigu de la théâtralité se déploie particulièrement dans les évocations du passé, a choisi l’électrisante Céline Bonnier pour incarner la plus incandescente des reines.

Avec Catherine Bégin / Céline Bonnier / David Boutin / Éric Bruneau / Louise Cardinal / Jean-François Casabonne / Robert Lalonde / Magalie Lépine-Blondeau / Gabriel Sabourin / Mathieu Handfield.

Les photos du spectacle sont de Yves Renaud

Le château d’Uppsala, 1649. La reine Christine, laide et séduisante, plus mâle que ses hommes de guerre, plus politique que ses diplomates, plus érudite que ses savants, fait venir dans son royaume de grisaille et de glace le philosophe français René Descartes afin qu’il lui enseigne le mécanisme des passions qui habitent l’âme et le corps humains. Tiraillée entre le masculin et le féminin, entre foi et savoir, entre la rigueur de Luther et les splendeurs du catholicisme, entre son amour pour une femme et l’État qui exige un héritier, Christine de Suède cherche la vérité, sa vérité – en dépit de la rapacité des nobles, de l’ardeur des prétendants, de la folie de sa mère et, surtout, en dépit des fulgurances de ses propres passions.

Uppsala Castle, 1649. The fearsome Queen Christina, homely yet seductive, more male than her soldiers, more political than her diplomats, more erudite than her scholars, invites the French philosopher, René Descartes, to her gloomy northern kingdom. He is to teach her the nature of the passions that inhabit the human body and soul. Torn between the masculine and the feminine, between faith and knowledge, between Luther’s austerity and the splendours of Catholicism, between her love for a woman and the State that requires an heir to the throne, Christina of Sweden, is seeking the truth, her truth – while grappling with the greed of the aristocracy, the ardour of her suitors, her mother’s madness, and most especially, her own tempestuous passions.

consultez le programme de la saison du TNM.

Consultez le dossier CHRISTINE, LA REINE-GARÇON.

Lire l'entrevue dans le magazine Voir du 8 novembre 2012
Lire l'entrevue une premier entrevue dans La Presse du 10 novembre 2012
Lire une deuxième entrevue dans La Presse du 10 novembre 2012
Lire l'entrevue dans Le Devoir du 10 novembre 2012
Lire l'entrevue dans Le Journal de Montréal du 10 novembre 2012
Lire l'entrevue dans le NightLife

Visionnez la capsule ARTV.

Visionnez l'entrevue de Michel Marc à RDI du 24 novembre

Analyse exhaustive de Jean-Paul Coupal dans La Bibliothèque hantée, 28 novembre 2012

Après le triomphe au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal, CHRISTINE, LA REINE-GARÇON, la nouvelle pièce de Michel Marc Bouchard en tournée au Québec en janvier-février 2013 avec Francis Ducharme en remplacement d'Éric Bruneau.

•Mardi 15 janvier @ Québec - Salle Albert-Rousseau
•Samedi 19 janvier @ Chicoutimi - Auditorium Dufour (complet)
•Mardi 29 janvier @ Trois-Rivières - Salle J.-Antonio-Thompson
•Les vendredi 1er et samedi 2 février @ Gatineau - Maison de la culture
•Mardi 5 février @ Laval - Salle André-Mathieu (complet)
•Jeudi 7 février @ Drummondville - Centre culturel
•Mardi 12 février @ Sherbrooke - Salle Maurice O’Bready
•Vendredi 15 février @ Rimouski - Salle Desjardins-Telus

LA CRITIQUE

"... une création qui n'est pas loin du chef-d'oeuvre, Christine, la reine garçon. Texte (magnifique) de Michel Marc Bouchard, mise en scène (stupéfiante) de Serge Denoncourt, des comédiens formidables, une intensité dramatique qui vous saisit et ne vous lâche pas.

Amis de l'extérieur de Montréal, où la pièce a joué à guichets fermés, courez-y! La troupe fera, à partir du 15 janvier, la tournée du Québec, avec escales dans huit villes. À quand une tournée internationale?"
, Lysianne Gagnon, LA PRESSE, 22 décembre 2012.


«LE SPECTACLE PARFAIT. Il y a dans Christine, la reine-garçon, tous les éléments du spectacle parfait. D’abord le texte, l’auteur nous captive avec l’histoire de cette reine Christine qui a régné sur la Suède au milieu du 17ième sicle. L’auteur manie avec intelligence notions d’histoire, intrigue de palais, philosophie moderne et grands sentiments amoureux interdits et il y a même de la place pour l’humour. Le propos ne cesse jamais d’être limpide dans cette ouvre qui a le panache des classiques. Avec sa rigueur habituelle le metteur en scène Serge Denoncourt éclaire l’intention de l’auteur qui fondamentalement a voulu interpeler le spectateur sur son rapport au pays. La distribution est un modèle de casting. Rarement voit-on un tel équilibre dans le calibre. Enfin, le décor, les costumes, les éclairages, la musique couronnent cette réussite. » Claude Deschênes, TÉLÉJOURNAL DE RADIO-CANADA , 17 novembre 2012.

« BEAUTÉ BAROQUE! Michel Marc Bouchard a connu, en 1987, son premier grand succès avec un drame romantique à saveur historique : Les Feluettes. À en juger par l'accueil du public jeudi, il triomphera à nouveau cet automne au TNM. De tous les dramaturges québécois, Bouchard est (avec Normand Chaurette) celui qui se soucie le plus de la beauté de la langue au théâtre. Pour le meilleur et pour le pire. Ici, son texte propose un bel équilibre entre le lyrisme et l'érudition (il contient des perles de dialogues entre ces grands esprits) et le récit théâtral. L'auteur des Muses orphelines est un fin observateur de la nature humaine, il sait, à l'instar de Tennessee Williams, que personne ne peut compter sur la gentillesse des étrangers. Encore plus, si ces derniers se trouvent dans notre entourage... parmi la cour d'un palais en Suède au XVIIe siècle. Ou pire : dans sa propre famille. Christine de Suède, qui a reçu une éducation virile, est rejetée dès le berceau par sa mère qui souhaitait un garçon pour le trône. » Luc Boulanger, LA PRESSE, 17 novembre 2012.

LA REINE TIRAILLÉE! Tout en évoluant dans un nouveau sentier, celui du drame historique, dans une tonalité plus ample et plus lyrique que son théâtre réaliste et intimiste habituel, Michel Marc Bouchard ne quitte pas ses champs de prédilection dans Christine la reine-garçon. La reine Christine de Suède devient un personnage typiquement bouchardien : pris dans les mailles d’une religion contraignante et d’une société sclérosée, coincé par les liens du sang qui l’empêchent de prendre son véritable envol et hanté par une ambiguïté sexuelle refrénée. Un personnage complexe et fascinant, qui se révèle avec grâce sous les traits de la comédienne Céline Bonnier… Bouchard, heureusement, ne se contente pas de psychologie. Animée par une vaste quête de liberté, l’érudite Christine de Suède est un personnage romantique par excellence à la poursuite de l’absolu… Le drame est tentaculaire et ses ramifications psychologiques, philosophiques et sociales sont indéniablement sujettes à de fertiles réflexions. Le metteur en scène Serge Denoncourt, effacé, s’est mis à l’écoute de ce grand texte et nous livre dans une esthétique sobre mais léchée, orchestrant les corps avec minutie sur le plateau presque vide et sublimement éclairé du TNM. Sans compter qu’il a à sa disposition une distribution béton. » Philippe Couture, LE DEVOIR, 22 novembre 2012.

”CHRISTINE, LA REINE-GARÇON IS A REGAL ROMANCE. Bouchard once again proves himself a master of wild fantasy and the florid language to go with it, always deftly peppered with biting wit…. Just as the burden of the crown fell upon Christine, the burden of the play falls upon the actor who plays her. Céline Bonnier gives a powerful, complex, intriguing performance, creating a woman of regal destiny, inquiring mind and confused emotions and sexual identity. She’s surrounded by a strong supporting cast, each one making his or her moments count… From page to stage, it’s an emphatically theatrical event!” Pat Donnelly, THE GAZETTE

… Prisonnière d’une religion dans laquelle elle ne se retrouve pas (le protestantisme, qui favorise l’abnégation), d’une société qui ne songe pas à regarder vers l’avant et à accepter que la paix puisse se révéler plus puissant moteur économique que la guerre, coincée dans le corset d’une identité sexuelle difficile à assumer, la reine-garçon fascine, surtout incarnée par Céline Bonnier, qui transmet avec autant de maîtrise la masculinité du monarque que la fragilité de la femme qui ne sait comment séduire celle qu’elle aime, la Comtesse Ebba Sparre, ensorcelante Magalie Lépine-Blondeau, qui manie aussi bien la séduction ravageuse que la réserve troublante… Comme dans Les feluettes, Les muses orphelines ou encore Tom à la ferme, avant-dernière création de Bouchard, les frontières sont faites pour êtes flouées, les étiquettes arrachées, les pulsions profondes assouvies, le spectateur devenant captif d’une toile adroitement tissée, qui le renvoie non pas à une page historique oubliée, mais à une réalité qui le rejoint, de façon presque viscérale. La Suède d’alors et le Québec d’aujourd’hui finissent par se fondre en un même lieu parallèle, qui suscite la réflexion: pays de neige dirigé par une femme qui tente de combattre l’apathie des hommes, en questionnement perpétuel, vendant ses richesses au plus offrant, refusant qu’une culture forte lui serve de dénominateur commun…. La langue de Bouchard reste somptueuse, ciselée comme peu de dramaturges osent encore la travailler. La mise en scène de Serge Denoncourt choisit de s’effacer derrière les arabesques, de laisser le texte parler, privilégiant un cadre attentif, jamais invasif, sculptant ici et là les mouvements des corps par un arrêt sur image, magnifiquement mis en valeur par les costumes fastueux de François Barbeau, véritables pièces d’anthologie, la scénographie sobre mais efficace de Guillaume Lord et les éclairages adroits de Martin Labrecque… Ceux qui croyaient assister à un simple drame historique seront peut-être restés sur leur faim. Ceux qui espéraient un grand moment de théâtre seront sans aucun doute sortis comblés. Lucie Renaud, REVUE JEU, 3 décembre 2012.

L’APPRENTISSAGE DE L’ALTÉRITÉ! Lorsque deux grands noms du théâtre québécois contemporain décident d’un commun accord d’aborder un sujet hors du commun, l’impact est immense et produit chez le spectateur une sensation de parfait bonheur intellectuel. Il y a les mots de Michel Marc Bouchard, clairs, directs, limpides, puissants, parfois cruels, se soumettant à une analyse du comportement humain où le personnel et le collectif s’entrecroisent, s’enchevêtrent et finissent par former un tout paradoxalement harmonieux … il y aussi une mise en scène, celle magnifiquement élaborée par l’un des hommes du théâtre québécois les plus articulés en ce moment, faisant de l’espace dramatique un laboratoire expérimental en incessante gestation. Serge Denoncourt n’a jamais été aussi proche du cinéma, évoquant des sommités comme Carl Theodore Dreyer et Ingmar Bergman…. Et il y a aussi un personnage, Christine de Suède (1626-1689), désignée « roi » par son père faute d’héritier mâle. À partir de là, nous sommes les témoins d’une aventure humaine sur la quête d’identité. Une recherche de soi qui se confronte à un environnement géographique et social hostile, dérangeant. Pour incarner cette femme, féministe avant l’heure, une comédienne hors-pair, Céline Bonnier. Magistrale, impériale, elle s’empare de la scène, l’apprivoise, la soumet à la dictature des gestes et des comportements et sans crier gare, n’hésite pas à étaler sa vulnérabilité, ses peurs et ses angoisses. Élie Catiel, SÉQUENCE, LA REVUE DE CINÉMA , 17 Novembre 2012.

« D’UNE REINE CHRISTINE A L’AUTRE! … Ai-je dit qu’il s’agissait d’une des meilleurs spectacles du TNM : décors, costumes, mise en scène, jeu, texte? Bravo! Mais c’est Michel Marc Bouchard que j’entendais en filagramme. Il aurait pu dire : « La reine Christine, c’est moi! » comme Flaubert le fit pour Madame Bovary… Et la Suède d’antan a des allures du Québec d’aujourd’hui! Sa reine s’en prend à un peuple qui ne sait pas lire mais seulement calculer. Elle attaque la culture du divertissement, appelle à un niveau de conscience supérieure, à une curiosité scientifique, philosophique et artistique plutôt qu’à la culture du ragot. À la paix plutôt qu’à la guerre. Michel Marc Bouchard s’adresse à son peuple par sa voix. Puisse-t-il être entendu!... », Odile Tremblay, LE DEVOIR , 24 novembre 2012.

« Dans une saison théâtrale, rares sont les véritables triomphes artistiques. Le sentiment de flotter sur un nuage s’est ressenti fortement à la sortie du Théâtre du Nouveau Monde où est présenté Christine, la reine-garçon, un texte de Michel Marc Bouchard magnifié par le travail de Serge Denoncourt. La fulgurance symbolique de la production est double. Par ses enjeux, elle chevauche de manière sous-jacente le passé et le présent. En effet, si le récit théâtral traite à priori d’un passionnant sujet historique qui se déroule dans un château en Suède durant l’hiver de 1649, l’auteur n’en établit pas moins de nombreuses pistes de réflexion sur la situation québécoise actuelle. Le dramaturge maintes fois primé reprend plusieurs de ses thèmes de prédilection qui ont fait sa renommée. Comme dans les autres joyaux de sa dramaturgie, nous retrouvons des personnages incandescents consumés par leurs passions paroxystiques. En quête d’indépendance et d’authenticité, ses héros et héroïnes doivent affronter le dédain, la haine et le rejet d’une société engoncée dans ses dogmes politiques, religieux ou moraux.


… L’un des points forts de cette production demeure la mise en scène de Serge Denoncourt, certes l’une de ses meilleures à ce jour. Sa signature confère au propos du texte une portée magistrale. Alors que ses nombreuses incursions intéressantes dans le théâtre de Michel Tremblay avaient su bien circonscrire les enjeux dramatiques intemporels du créateur de Belles-sœurs, il se surpasse ici dans son appropriation des mots douloureusement exquis et des figures torturées de Michel Marc Bouchard. Si Claude Poissant avait parfaitement transposé la sordide cruauté bestiale de Tom à la ferme, la précédente création du dramaturge, Denoncourt puise à la perfection dans la noirceur sombre, classique et élégante du texte, comme dans un tableau de Jean-Paul Lemieux. Un tableau auquel la musique originale de Philip Pinsky apporterait une ampleur sensorielle saisissante. Le tandem Michel Marc Bouchard et Serge Denoncourt marque un grand coup avec cette toute nouvelle collaboration. Christine reine-garçon s’inscrit d’emblée parmi les plus grandes réussites récentes du TNM, dans la lignée d’Hamlet de Shakespeare et de La charge de l’orignal épormyable de Claude Gauvreau. »
, Olivier Dumas, MONTHEATRE.QC, 20 novembre 2012.

« CÉLINE BONNIER TRIOMPHE EN REINE DE SUÈDE ! C’est un spectacle très théâtral que nous propose le Théâtre du Nouveau Monde avec la nouvelle création de Michel Marc Bouchard, Christine la reine-garçon. L’excellente distribution composée de 10 comédiens, le texte exaltant de l’auteur et la remarquable mise en scène de Serge Denocourt en font. On peut parler d’un succès éclatant à tous les égards pour Christine la reine-garçon. Si on voulait épater la galerie, c’est réussi…. Outre la performance exceptionnelle de Céline Bonnier, mentionnons celle d’Éric Bruneau, le faux frère de Christine, le comte Johan Oxenstierna qui nous fait rire par son opportunisme. Il est vaniteux et égocentrique. Magalie Lépine-blondeau, pour sa part, est éblouissante dans son rôle de comtesse. C’est à cause d’elle que la reine est aveuglée par l’amour et la passion au point d’en perdre la raison. Par ailleurs, la reine mère, personnifiée par Catherine Bégin, est renversante par sa prestance sur scène et aussi par sa méchanceté. Quant à David Boutin, le cousin de Christine, Karl Gustav, il offre une prestation magistrale. Son amour pour la reine Christine semble plus sincère et, de fait, il est celui qui sortira gagnant de toute cette histoire… » Louise Bourbonnais, JOURNAL DE MONTREAL , 19 novembre 2012.

”J’ai été enchanté. J’aime Michel Marc Bouchard. Il a une écriture efficace et cette pièce a passé le test ultime de la montre que je n'ai pas regardée de tout le spectacle… Céline Bonnier est sublime ainsi que tout le reste de la distribution… Si vous avez une pièce à voir cette année, je vous la recommande… », 98,5 FM , 19 novembre 2012.

"Un moment fort de la saison théâtrale. Je n’ose utiliser le mot qui commence par p… (Parfait... mais je ne l'ai pas dit!) Un texte riche, profond, divertissant. Michel Marc Bouchard qui a trouvé la dose parfaite entre une intrigue forte, du drame, de l’humour et de l’émotion… Céline Bonnier est impeccable comme tous les autres comédiens. Serge Denoncourt est un chef d’orchestre fabuleux. Les costumes de François Barbeau sont des décors en soi… C’est rare qu’on passe une aussi bonne soirée du théâtre… » Stéphane Leclair, C’EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, 19 novembre 2012.

”CHRISTINE, LE REINE-GARÇON » AU TNM : QUELQUE CHOSE COMME UN TRIOMPHE! Une odeur de consécration flottait dans l’air du Théâtre du Nouveau Monde au terme de la première de « Christine, la Reine-Garçon ». Misant sur une équipe de création dont la somme de tous les talents à quelque chose de presque insensé, l’histoire de la reine de Suède répond aux attentes dangereusement élevées qui la suivent dans son sillage. À travers les mots de Michel-Marc Bouchard, les effluves du tragique se mêlent au comique et au grinçant pour former un doux parfum de scandale. Les trahisons fusent, les vérités éclatent, les déclarations s’enflamment, les mensonges se précipitent, alors que la reine tente de survivre, de réfléchir à sa condition et de s’élever au rang de ceux qui n’appartiennent à personne. En plus de ses coups de gueule et de ses drôleries surprenamment bien incorporées au reste du drame, l’histoire de la reine garçon est enveloppée d’un romantisme à faire pâlir d’envie bien des poètes. Nécessitant la rigueur des alexandrins, sans en avoir la structure, les rimes ou la lourdeur, les mots du réputé dramaturge sont délicieusement mis en bouche par une brochette d’acteurs sans pareil. Céline Bonnier en reine garçon, virile et vulnérable, solide et fragile, dangereusement souveraine. Magalie Lépine-Blondeau, dont la volupté et l’intensité justifient à elles seules qu’une reine tourmentée envisage tourner le dos à son peuple pour l’aimer. Éric Bruneau, parfait dans le rôle du frère arriviste, vaniteux et sans scrupule. Catherine Bégin la reine déchue, compose avec habileté un personnage étonnamment cruel et dénué d’humanité. La mise en scène de Serge Denoncourt apporte quant à elle un souffle incontestable à l’aventure. Avec une scène pratiquement dépouillée de décor, une ambiance froide et austère où le mouvement se fait néanmoins perpétuel, des costumes sombres et rigides à des années-lumière du clinquant italo-français et une direction d’acteurs précise, riche et surprenante, on ne peut faire autrement que d’aligner cinq petites lettres qui résument si bien notre pensée : bravo. « Christine, la Reine-Garçon » possède tous les éléments qui font du théâtre un art dont on ne peut se passer : vérité, surprise et grandeur.“, Samuel Larochelle, SAGE GAMIN, 17 novembre 2012.

”PREMIERE MONDIALE! Du théâtre avec un grand T ! L’auteur de la pièce, Michel Marc Bouchard, que les amoureux du théâtre connaissent depuis 30 ans à travers son œuvre audacieuse, nous démontre, une fois de plus, son sens du dialogue, ses dons de conteur et la force de sa plume où se mêlent lyrisme, critique sociale et humour. Passionné d’Histoire, sensible à la mémoire collective, son oeuvre est locale et universelle à la fois… Quant à Serge Denoncourt, il nous livre un travail d’une précision et d’une beauté artistique rares. Avec Christine, la reine-garçon, il signe sa cinquième collaboration avec Michel Marc Bouchard. Reconnu pour sa maîtrise visuelle et la finesse de sa direction d’acteurs, il a conçu une mise en scène qui prend source dans la rudesse de l’hiver, portée par une lumière crue: un univers clair-obscur, charnel, chargé de passions, d’intrigues, d’humour et d’érotisme. La distribution est pour le moins remarquable, un véritable rêve de metteur en scène: en plus de Céline Bonnier, qui nous offre un jeu fantastique et passionné, nous retrouvons Catherine Bégin, reine-mère diabolique, David Boutin, cousin amoureux, Éric Bruneau, étalon narcissique et arrogant, Louise Cardinal, dame de compagnie, Jean-François Casabonne, Descartes, Mathieu Handfield, l’Albinos, Robert Lalonde, chancelier de Suède, Magalie Lépine-Blondeau, irrésistible dame de compagnie et Gabriel Sabourin, ambassadeur de France… En ce qui me concerne, après avoir vu des représentations théâtrales en Bulgarie, puis en France et maintenant au Québec, Christine, la reine-garçon, est la plus belle et la plus marquante. La pièce est parfaitement maîtrisée et rythmée. J’ai été profondément émue par le texte, le jeu des acteurs, la mise en scène, les costumes, la musique, les décors… J’ai beau cherché, je n’ai pas trouvé de défauts. C’est pièce, c’est la beauté à l’état pur. Un chef d’oeuvre!“, Lyubka Stoykova, INFO-CULTURE

»Sous une plume aux allures shakespeariennes, de la nouvelle pièce de Michel-Marc Bouchard émane un propos et une opinion encore et toujours vivant, moderne dans chaque réplique et chaque cogitation…Sous les mots de l’auteur, on sent ce commentaire sur la politique actuelle, sur le débat du rôle du politicien face aux contribuables, de la reine face à ses sujets. Comme le dit Bouchard lui-même, »Ce n’est pas le cadre, ni le sujet qui définissent un auteur. C’est la manière, le point de vue. Jamais un auteur ne se trahira s’il a un point de vue. »… C’est ce que l’on reçoit de Christine, des opinions philosophiques personnels qui rejoignent ceux qui se pose aussi des questions. Le sujet n’est que prétexte à réflexion, avec un humour cinglant dans un décor marquant de cour royale austère et froide. Voilà la force de Michel-Marc Bouchard ; le sacré qui valse avec la dénonciation…. Le génie de Céline Bonnier fini de conférer au personnage une authenticité désarmante, et l’actrice réussit encore une fois à s’éloigner de son casting tout en le consolidant. Magalie Lépine-Blondeau, incarnant la belle dame de compagnie, est elle aussi remarquable. Qui de mieux qu’Éric Bruneau pour incarner le jeune frère imbus et narcisse incarné, désopilant dans ses élans nombrilistes. C’est que le texte est si bien fait que l’on rit, pleure et s’interroge, et on reste béat devant la scénographie époustouflante, dont Serge Denoncourt (m.e.s.) a su tiré pleinement profit. Christine la Reine-Garçon, une œuvre au sens propre, qui grave déjà sa marque dans le paysage théâtrale québécois. » Amélie Bélanger, SORS-TU?, 19 novembre 2012.

« Michel Marc Bouchard a donc remporté le pari de rendre l’histoire de la reine Christine universelle, autant en exploitant la complexité de son personnage, magnifiée par son monologue final, qu’en actualisant des enjeux qui sont propres à notre société, et que soulignent à grands traits deux superbes tirades de Christine, l’une où elle déplore sa société où les intellectuels sont craints et où le manque de mots est symptomatique d’une pauvreté culturelle, l’autre où elle promet d’ouvrir des routes sur les territoires du Nord, ce Nord inutile» et de raser les forêts. Bouchard montre donc avec brio qu’une pièce écrite dans un style classique et ayant pour trame historique la Suède du XVIIe siècle peut être on ne peut plus actuelle au Québec en 2012. »Luba Markovskaia, LA BIBLE URBAINE, 16 novembre 2012.

CHRISTINE, LA REINE-GARÇON. POUR DESCARTES ET LA PATRIE!..., À travers un récit qui aurait pu résulter d’un lourd échange philosophique, d‘un lyrisme lourd et tragédien, Michel Marc Bouchard mise plutôt sur des répliques intelligentes acérées et ambigües – chaque dialogue serait plutôt une manipulation gracieuse des mots – qui sont littéralement jouissives à interpréter couches par couches. La pièce foisonne de courts dialogues à teneur moral qui font sourire tellement ils sont actuels et criants de vérité. Ils sont si denses qu’une lecture du texte de la pièce, en vente au TNM, serait nécessaire pour mieux décortiquer l’œuvre. La mise en scène de Serge Denoncourt est sobre, dépouillée, glaciale. Le décor laiteux et rêveur de Guillaume Lord rappelle une esthétique quasi Moyenâgeuse qui rencontrerait Tim Burton; voiles blancs tombent sur un parquet d’un noir de jais. Jamais versé dans les excès, ce décor s’harmonise aux longs manteaux de cuirs portés par les comédiens, illustrant du même coup l’âpreté de cette Suède qui se cherche encore. Jusqu’à la finale, pourtant réchauffée par la musique de cour du compositeur Jean-Baptiste Lully, ce décor froid et âpre saura performer à sa juste valeur.” Xavier Proulx, PIEUVRE.CA, 19 novembre 2012.

« Dans une saison théâtrale, rares sont les véritables triomphes artistiques. Le sentiment de flotter sur un nuage s’est ressenti fortement à la sortie du Théâtre du Nouveau Monde où est présenté Christine, la reine-garçon, un texte de Michel Marc Bouchard magnifié par le travail de Serge Denoncourt… Le dramaturge maintes fois primé reprend plusieurs de ses thèmes de prédilection qui ont fait sa renommée. Comme dans les autres joyaux de sa dramaturgie, nous retrouvons des personnages incandescents consumés par leurs passions paroxystiques. En quête d’indépendance et d’authenticité, ses héros et héroïnes doivent affronter le dédain, la haine et le rejet d’une société engoncée dans ses dogmes politiques, religieux ou moraux…. Céline Bonnier livre une performance remarquable. Elle confère une dimension à la fois tragique et profondément humaine, sensible et altière à son personnage hors-norme. Ses partenaires de jeu témoignent tous d’une présence scénique aussi foudroyante… Le tandem Michel Marc Bouchard et Serge Denoncourt marque un grand coup avec cette toute nouvelle collaboration. Christine reine-garçon s’inscrit d’emblée parmi les plus grandes réussites récentes du TNM, dans la lignée d’Hamlet de Shakespeare et de La charge de l’orignal épormyable de Claude Gauvreau. » Olivier Dumas, MON THEATRE.CA, 20 novembre 2012


Après le triomphe au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal, CHRISTINE, LA REINE-GARÇON, la nouvelle pièce de Michel Marc Bouchard en tournée au Québec en janvier-février 2013 avec Francis Ducharme en remplacement d'Éric Bruneau.

•Mardi 15 janvier @ Québec - Salle Albert-Rousseau
•Samedi 19 janvier @ Chicoutimi - Auditorium Dufour (complet)
•Mardi 29 janvier @ Trois-Rivières - Salle J.-Antonio-Thompson
•Les vendredi 1er et samedi 2 février @ Gatineau - Maison de la culture
•Mardi 5 février @ Laval - Salle André-Mathieu (complet)
•Jeudi 7 février @ Drummondville - Centre culturel
•Mardi 12 février @ Sherbrooke - Salle Maurice O’Bready
•Vendredi 15 février @ Rimouski - Salle Desjardins-Telus

ÉCHOS DE LA TOURNÉE QUÉBÉCOISE

... Par la justesse de son écriture, Michel Marc Bouchard réussit à faire de ce drame historique une épopée contemporaine. Sous les airs de grand classique d’un autre siècle, on découvre – et on s’attache – à cette reine mal aimée, cette battante qui refusera de se soumettre à la volonté de ses proches qui lui somment d’ouvrir ses cuisses et de donner au peuple un héritier. Mais qui découvrira tout de même les ravages de l’amour... Katrhyne Lamontagne, JOURNAL DE QUÉBEC, 16 janvier 2012

... La nouvelle création de Michel Marc Bouchard était attendue avec impatience. Succédant à Les muses orphelines et Les Feluettes, Christine, la reine-garçon est un autre chef d’œuvre signé par le dramaturge almatois. Le metteur en scène Serge Denoncourt, dont le sens de la théâtralité ne fait plus aucun doute, a donné vie au texte magnifique de Bouchard... Stéphanie Jobin, QUÉBECSPOT MEDIA, 16 janvier 2012.

"... Cette création marque le retour du Théâtre du Nouveau Monde dans la région après une trop longue absence... Le tourment de la reine, parfois doux, souvent proche de la torture, est fort bien exprimé par Céline Bonnier, qui porte la pièce sur ses frêles épaules. L'histoire remonte à plusieurs siècles, mais il y a quelque chose de moderne dans la rage mal contenue, la curiosité insatiable et la terrible lucidité que laisse voir son personnage." Daniel Côté, LE QUOTIDIEN, Saguenay, 20 janvier 2012.

... Une oeuvre inspirée du personnage historique au parcours légendaire, étonnant, trouble et intensément fascinant, qui était présentée dans le cadre des sorties du TNM hier à la salle J.-Antonio-Thompson.Le récit est poignant, déchirant. Dramatique surtout. Même si on y rit de bon coeur à l'occasion, la détresse, le bouleversement et l'incompréhension transpirent de chaque scène et hantent chaque sous-entendu. L'histoire, magnifiquement ficelée, a l'étoffe d'un classique. Les émotions portent chacun des mots, chacun des gestes de cette envoûtante reine atypique... Kim Alarie,LE NOUVELLISTE, Trois-Rivìères, 31 janvier 2013.


Michel Marc Bouchard, premier récipiendaire de la BOURSE JEAN-LOUIS ROUX, 2011, du Théâtre du Nouveau-Monde pour l'écriture de Christine, la reine-garçon.


Jean-Louis Roux, comédien et cofondateur du Théâtre du Nouveau Monde, dont il devient le directeur artistique de 1966 à 1982. Il est président de la Conférence canadienne des arts de 1968 à 1970. Il devient directeur général de l'École nationale de théâtre du Canada de 1982 à 1987.
C'est un grand honneur pour Michel Marc d'être récipiendaire de cette bourse de création au nom de monsieur Roux.



Création de CHRISTINA, THE GRIL KING, version anglaise de CHRISTINE, LA REINE GARÇON, dans une traduction de Linda Gaboriau au prestigieux Stratford Festival à compter du 29 juillet 2014.



Directed by Vanessa Porteus with Jenny Young and Graham Abbey. See all the cast


About the Play
Enigmatic, flamboyant and unpredictable, with a passion for philosophy and the arts, Sweden’s Queen Christina seeks to make her country the most sophisticated in Europe. But her personal aspirations – and her unconventional sexuality – put her profoundly at odds with her culture’s expectations of her, both as a monarch and as a woman. Jenny Young (Christina) and Claire Lautier (Ebba). © Photo: Cylla von Tiedemann

"Impressive" - Toronto /Star/"superb" - Toronto Star/ "Powerful" - Sun Media / Complex and rich" - Sun Media/"Unhinged entertainment in Graham Abbey’s portrayal" - Globe and Mail/ "Performances shine like jewels" - The Record.

Le Festival de Stratford présente une traduction anglaise de Linda Gaboriau de « Christine, la reine-garçon » du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard. Cette production est sous la direction de Vanessa Porteous, la directrice artistique d’Alberta Theatre Projects.
Jenny Young (Christina)et Graham Abbey(Johan).© Photo: Cylla von Tiedemann



Cette histoire est à propos de la figure historique Christine de Suède qui est née dix ans après la mort de Shakespeare. En tant que dirigeante, elle était admirée, mais quand elle a refusé de se marier, elle a mis en branle une série d’événements qui a conduit à son abdication du trône. La pièce explore la décision de la jeune reine et si elle était folle ou simplement née dans le mauvais temps.

Jenny Young (Christina)et Patricia Collins (Maria Eleonora). © Photo: Cylla von Tiedemann


THE PLAY – ORDER THE BOOK
Translated by Linda Gaboriau

Michel Marc Bouchard’s latest play tells the story of Queen Christina of Sweden, who wreaked havoc throughout northern Europe in the middle of the seventeenth century. An enigmatic monarch, a flamboyant and unpredictable intellectual, a woman eager for knowledge, and a feminist before her time, Christina reigned over an empire she hoped to make the most sophisticated in all of Europe.

Finalist for the Governor General’s Literary Award, 2013 (French drama)
Finalist for the Governor General’s Literary Award, 2014 (Translation)



Première américaine The Girl King au Cor Theatre dans une mise en scène de Tosha Fowler à compter du 21 mars 2016.

1649, Sweden. Queen Christina of Sweden, has summoned Rene Descartes to her court to share with her the radical new ideas of the time. Descartes’s ideas about free will and reason appeal to Christina, who is struggling to reconcile between her rational, thinking self and emotions she dares not name-including her love for a woman. An enigmatic monarch, a flamboyant and unpredictable intellectual, a woman eager for knowledge, and a feminist before her time, which side of herself will Christina chose? Will her final choice be an act of madness? Or a bold gesture of love by a modern woman born out of her time – one whom the seventeenth century simply could not contain?

Christina, The Girl King premiered at the 2014 Stratford Festival and was hailed as a “regal romance. Bouchard once again proves himself a master of wild fantasy and the florid language to go with it, always deftly peppered with biting wit.” –Montreal Gazette

Cast & Production Team
Queen Christina – Toya Turner / Ebba Sparre – Laura Resinger / Karl Gustav – Adam Benjamin / Johan – Will Von Vogt / Axel – Tony Bozzuto
Maria Elenora – Meg Elliott / Erika – Briget Schreiber / Descartes – Danny Taylor / Chanut – Scott Shimizu /

Set and Properties Design – Elyse Balogh / Costumes Design – Alarie Hammock / Sound Design – Jeffrey Levin / Lighting Design – Eric Vigo Dramaturg – Elyse Cowles*/ Assistant Dramaturg – Topher Kielbasa / Stage Manager – Janelle Bourdreau / Assistant Stage Manager – Ki-Jana Moore / Technical Director – Adam Gutkin*/ Violence Director – Maureen Yasko / Assistant Director – Grace Meier / Production Manager – Stefin Steberl*



"It is one thing to be captivated or even moved by theater. Yet, to be excited or energized are experiences far more rare. These are reactions spurred from witnessing originality and fearlessness. Dedicated to locating “the root of courage,” Cor Theatre continues its trailblazing work with Michel Marc Bouchard’s “Christina, The Girl King... Throughout the play, Christina is driven to locate the physical manifestation of her soul, the very thing that causes her to stray from the apparently preordained course of her nobility. Through her examination of her own impulses, she comes to discover that she is free, to a point. From the prison of patriarchy, yes. But from the unpredictability of her desires? Bouchard and Fowler leave the question of Christina’s control over the “ravages of love” unanswered. In doing so, they encourage us to ponder just how free we are and just how free we really want to be.” Kevin Greene, NewCity Stage, Chicago, 22 mars 2016.


Christine, la reine-garçon, m.e.s. de Serge Denoncourt, ...
Christine, la reine-garçon, m.e.s. de Serge Denoncourt, ...
Christine, la reine-garçon, m.e.s. de Serge Denoncourt, ...
Christine, la reine-garçon, m.e.s. de Serge Denoncourt, ...