La Beauté du monde (Opéra)

Création : 2018-03-28

Livret de Michel Marc Bouchard
Musique de Julien Bilodeau
Opéra de Montréal - février 2021
LA BEAUTÉ DU MONDE
Une nouvelle création à l’Opéra de Montréal de
Michel Marc Bouchard et Julien Bilodeau

L’Opéra de Montréal annonce la création de La beauté du monde, une oeuvre originale sur un livret de Michel Marc Bouchard et une musique de Julien Bilodeau qui sera présenté à Montréal, au printemps 2021.

Ce projet est né à la suite de la création de l’opéra Les Feluettes, en mai 2016, à l’Opéra de Montréal. Le dramaturge renommé Michel Marc Bouchard, devenu également librettiste depuis peu, a approché Michel Beaulac, directeur artistique de l’institution, avec une histoire véridique et immensément touchante dont il souhaitait s’inspirer pour une nouvelle oeuvre. Le compositeur Julien Bilodeau s’est rapidement joint au projet, fort du succès de la première mondiale de Another Brick In The Wall – l’opéra et récemment couronné du prix du Compositeur de l’année à la cérémonie des Prix Opus, le 4 février 2018.


L’OEUVRE

La beauté du monde rend hommage à ces hommes et ces femmes qui protègent contre les tourments de l’Histoire, les oeuvres les plus éloquentes et les plus admirables créées par le génie humain. Profondément troublé par le récent affront causé au site archéologique de Palmyre, par le saccage du musée de Mossoul en Irak et par la destruction d’oeuvres majeures de l’art byzantin et mésopotamien au Moyen-Orient, Michel Marc Bouchard a décidé d’écrire cet opéra afin de rappeler l’importance des oeuvres d’art dans nos vies, de leur accessibilité et de leur protection.

l'ARGUMENT

Dès 1939, craignant l’avancée allemande avec ses pillages, Jacques Jaujard, le directeur des musées nationaux de France, organise l’évacuation des pièces majeures du Louvre et la mise en lieu sûr des collections. Des milliers de chefs-d'oeuvre sont décrochés des murs, retirés de leur vitrine ou de leur socle et emballés par une armée de bénévoles. Alors que les Allemands avancent sur Paris, une cohorte de dieux et de déesses, de saints et de saintes, de rois et de reines sont en exil sur les routes de France. La Joconde, incognito, fait partie du convoi.


De son côté, Rose Valland, l’ancienne directrice du Musée du Jeu de Paume, relayée à un rôle de concierge, recueille en secret et collige au risque de sa vie tous les renseignements sur les collections privées possédées par les Juifs et saisies par les Allemands. Hermann Göring, le maréchal de l’Empire allemand, fait des dizaines de visites au Jeu de Paume et sélectionne des milliers d’oeuvres pour sa collection personnelle dont des Matisse, des Rembrandt, des Vermeer, des Renoir. Les oeuvres d'art modernes dites dégénérées sont reléguées dans une salle que Rose Valland baptise « la salle des martyrs. » En mai 1943, pour marquer le rejet de cet art dégénéré, les Allemands détruisent plus d’un demi-millier de tableaux dont des Miró, des Klee, des Ernst, des Léger, et des Picasso.


À la fin de la guerre, grâce aux efforts et à l’instinct de Jacques Jaujard, l’entièreté des oeuvres du Louvre ont retrouvé leur place dans leur musée. Grâce au travail et aux notes de Rose Valland, plus 60,000 oeuvres spoliées en majorité aux Juifs ont retrouvé leur propriétaire.